Open banking & blockchain, de nouvelles voies pour le trade finance

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Martine GRAFF

Directrice d'activité Trade Finance et BPO
Ces dernières années, de nombreux Proof of concept de blockchain ont émergé, utilisant la technologie du registre distribué (DLT).

Le nombre de plateformes s’est multiplié devant offrir de nombreux avantages au trade finance, notamment en termes de sécurité, un domaine cher aux institutions financière, et d’exécution des opérations du métier du Trade.

Trois types de plateformes sortent du lot de par leurs architectures différentes : Ethereum-like (Parity ou Quorum), Hyperledger Fabric et Corda.

Des consortiums régionaux et internationaux ont lancé sur ces trois types des plateformes DLT pour simplifier et accélérer les mécanismes de trade finance ; mais leur adoption limitée est due à l’écosystème actuel du commerce international qui reste encore fortement fragmenté.

En utilisant l’open banking basé sur l’interopérabilité des API*, les institutions financières peuvent collecter les données nécessaires et offrir aux entreprises une représentation plus précise du fonds de roulement de tous les utilisateurs connectés sur une plateforme blockchain.

La technologie DLT, réseau sans autorité centrale, supprime le risque de double exposition de la banque à une entreprise qui utiliserait plusieurs produits de financement de factures pour un même marché.

La nécessité d’améliorer la liquidité lorsque l’acheteur souhaite disposer du délai le plus long pour payer une facture (90 jours) et du vendeur sollicitant le délai le plus court (30 jours ou moins) devient critique. Les nouvelles technologies peuvent améliorer la situation, et les plateformes DLT contribuent à répondre à un besoin de collaboration interentreprises, ce qui est attendu avec l’arrivée de « consortiums bancaires » DLT tels que Marco Polo, Voltron, Komgo, we.trade, eTradeConnect.

Le trade finance est un domaine complexe, avec de nombreux acteurs évoluant distinctement et souvent avec de multiples contreparties.

Pour obtenir des avancées, la meilleure approche sera de rendre ces plateformes interopérables avec la possibilité d’héberger des applications « décentralisées », facilement accessibles et utilisées par tous. C’est un aspect clé de la croissance de la technologie de registre distribué (DLT).

 

* Une API est une interface informatique programmée permettant à un logiciel d’offrir des services à d’autres logiciels

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