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Newsletter N° 30 - juin 2021

   Editorial

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Laurent ROUILLAC

PDG Syrtals SI

La puissance de l’écosystème du monde des moyens de paiement

Ces dernières années, le monde du paiement a connu de nombreux bouleversements systémiques. Après une longue période de stabilité, dans laquelle les systèmes fermés étaient la règle et suffisaient à combler les attentes des clients, nous sommes en train de constater l’émergence d’une tendance de fond : l’apparition d’un véritable écosystème des moyens de paiement, plus souple et plus rapide dans sa capacité d’adresser des cas d’usages en évolution, une diversification de la concurrence.

Ces systèmes ouverts s’inscrivent dans une logique toute différente : celle de privilégier les assemblages de compétences plutôt que le développement en vase clos, désormais trop long et coûteux. La puissance et l’efficacité de ce modèle résident dans sa capacité à compiler les valeurs ajoutées de chaque acteur, parfois très pointues ou limitées, de manière à créer un service ou une solution spécifique, parfaitement adaptée aux besoins du client. Dans cette logique, les concentrateurs d’accès ne disparaissent pas, mais font face à de nouvelles concurrences. Banques, commerce, réseaux se confrontent pour conserver leur rôle central de catalyseur, mais leur puissance peut être décuplée par la capacité à créer des assemblages intelligents. Une architecture ouverte induit une normalisation des standards de communication entre ses composants, ce qui permet à chaque acteur de se concentrer sur ses fonctions porteuses de valeur et à l’assemblage d’évoluer de manière exponentielle. L’écosystème se développe, évolue grâce à chacun de ses acteurs, c’est une association vivante !

Pour autant une architecture “ouverte” n’est pas synonyme de faille de sécurité. Elle est au contraire une typologie de conception qui pousse à vérifier à chaque étape et par composants d’un service que l’ensemble du processus garantit bien le niveau d’exigence de sécurité requis.

La grande diversité et la qualité des services proposés par les acteurs de cet écosystème rendent tous les jours plus passionnant notre rôle de concepteur, constructeur.

   Rubrique Paiements

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Olivia BERNANOSE

Directrice d’activité Moyens de paiement

La carte bancaire dans le Monde d’après…

« L’Histoire n’est pas prévisible en toutes ses figures », écrit l’historien Marc Ferro. « Mais c’est en décryptant l’homme et son passé que l’on peut comprendre la marche du monde. D’où ce paradoxe d’une Histoire qui domine l’homme plus que l’homme ne domine l’Histoire, dès lors que ce dernier ne la réfléchit pas ». On peut transposer en partie cette réflexion à l’évolution des paiements. La carte bancaire centenaire a traversé l’histoire et ses différentes crises en se renouvelant. Depuis la dernière pandémie et l’avènement de la stratégie « green », dans le monde d’après, la carte reposant sur la puce et la virtualisation s’oriente vers des services complémentaires plus adaptés au contexte socio-économique et environnemental.

Le déploiement du sans contact et de l’e-commerce ont bénéficié très clairement du trou de ver tracé par la pandémie. Les ventes sur internet ont progressé de plus de 8,5% en 2020 grâce à la digitalisation accélérée du commerce de détail, lorsque l‘on constate une baisse pour les commerces de proximité liés principalement aux confinements répétés.

L’encaissement « Pay by link » par API sans communiquer son numéro de carte bancaire à une tierce personne, fonctionnant aussi sur un smartphone émulé en TPE, s’accélère. Ces solutions commercialisées en alliance avec des banques par des Fintechs comme PaytWeak ou PayPlug, ou des éditeurs comme Worldline ou Lyra, offrent un paiement sécurisé de bout en bout.

La tokenisation des données client se généralise. Le token PAR ou Payment Account Reference véhiculée dans la transaction permet de relier la carte à des données et services tels que la fidélité, des objets connectés, sans utiliser les données personnelles du titulaire, facilitant ainsi l’identification du client.

L’un des enjeux majeurs est évidemment la mise à jour des données cartes. Dans la configuration carte non présente et notamment pour les paiements récurrents, sans mise à jour des données, une transaction sur trois n’aboutit pas. Visa et MasterCard poussent ainsi les acteurs à activer respectivement leurs solutions VAU (VISA Account Updater) et ABU (MasterCard Automatic Billing Updater).

Pour doper les ventes et laisser libre le client, on constate le déploiement de nombreuses offres complémentaires. Les unes proposent le service « Buy Now Pay Later », comme le fameux 3X4 fois sans frais ou plus commercialisés par Oney, FloaPay, Klarna, Clearpay ou AfterPay. D’autres solutions solidaires invitent le payeur à activer la fonction « arrondi à l’euro supérieur » soit pour un don porté par l’enseigne comme la FNAC ou Monoprix, ou de l’épargne, comme le présente la néobanque N26 ou l’application MOKA. Des cartes duales permettent de choisir soit un débit différé ou immédiat. Les cartes cobadgées laissent le choix de la marque au point d’acceptation pour bénéficier de commissions moindres.

Enfin, l’abandon du ticket carte bancaire, prévu par la loi française au 1er janvier 2023 et qui sera édité que sur demande, s’inscrit parfaitement dans la mouvance du green.

Tirons de l’Histoire le futur des paiements. Rappelons qu’au moyen âge en Angleterre, les parchemins des actes notariés et juridiques étaient en peau de mouton. Cette dernière plus résistante que le papier et d’une grande finesse avait aussi la propriété de mettre plus clairement en évidence toute occultation ou biffure du texte que le support papier. Ils étaient une garantie anti-fraude pour les actes notariés. En attendant la fin du plastic carte, de la piste magnétique et du panonceau de signature, les innovations se construisent souvent à partir du passé et de résultats d’expérimentations relevant du hasard.

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Michel ARGOUGES

Directeur d'activité

Les comptes virtuels, une offre bancaire sur-mesure pour une gestion simplifiée de trésorerie des entreprises

Dans les dernières évolutions en matière de « Cash Management », de nouvelles offres bancaires sont apparues. C’est le cas avec les « comptes virtuels » afin de répondre aux défis croissants des entreprises dans la gestion et l’optimisation de leurs flux d’encaissements et de paiements tout en les concentrant sur un compte unique.
Développée depuis une quinzaine d’années en Europe Centrale, la technique des numéros de comptes bancaires virtuels est devenue au fil des années une offre bancaire bien réelle pour les entreprises souhaitant gagner en productivité. Elle permet d’optimiser leurs rapprochements bancaires clients, de rationaliser la gestion des comptes multiples et de centraliser leurs liquidités.
Consistant à rattacher à un même compte bancaire réel, une plage de comptes virtuels de structure IBAN (vIBAN), les entreprises peuvent en lien avec leurs banques, définir des architectures modulables de plan de comptes virtuels par unité d’affaires, par client, par filiales ou par ligne de produits selon leurs propres axes d’analyse et de gestion.
Prenons l’exemple d’une entreprise souhaitant mieux identifier ses payeurs en automatisant son processus d’encaissement et le suivi des paiements reçus par la technique des comptes virtuels, le processus opérationnel se déclinerait de la façon suivante :

1. La banque attribue à l’entreprise une plage de comptes virtuels de structure IBAN (vIBAN) associée au compte réel d’encaissement.
2. À chacun de ses clients, l’entreprise attribue un compte virtuel renseigné par exemple sur la facture comme le compte à payer.
3. Le client effectue son règlement par virement SEPA ou virement international sur le compte virtuel ouvert à son intention.
4. À réception, la banque de l’entreprise identifie les virements reçus via les différents numéros de comptes virtuels et les crédite sur le compte réel d’encaissement (en incluant dans le reporting bancaire de l’opération ou dans les relevés de comptes, la référence du vIBAN pour faciliter l’identification).
5. L’entreprise effectue un rapprochement automatisé des écritures au crédit en utilisant le vIBAN comme critère de rapprochement dans son système de gestion comptable.

Avec la technique des comptes virtuels, les entreprises peuvent bénéficier ainsi d’une vue détaillée de l’ensemble de leurs paiements comme des encaissements à partir d’un compte centralisé pour compte propre ou agissant pour le compte de (appelé également payments/collections-on-behalf ou POBO/COBO).

La mise en place d’une offre de comptes virtuels nécessite néanmoins des investissements informatiques au niveau des systèmes de gestion ERP ou des logiciels de trésorerie : définition du plan de comptes virtuels, paramétrage des systèmes, traitement et procédure de demande/modification de comptes virtuels avec la banque.
Par ailleurs, les aspects de la réglementation locale et fiscale sont également à prendre en considération où selon les pays, le recours à des comptes virtuels est interdit (par exemple : dans la gestion de fonds de tiers ou toute autre activité réglementée). Une attention toute particulière doit être portée avant toute mise en œuvre de cette technique.
L’offre comptes virtuels permet une ségrégation des avoirs de l’entreprise tout en les concentrant sur un compte unique d’encaissement et de décaissement. Cette technique présente des avantages certains pour les entreprises qui possèdent une structure de comptes bancaires complexe et décentralisée dans plusieurs pays. C’est l’ensemble du pilotage stratégique et de l’optimisation de la liquidité qui est facilité avec des gains opérationnels sur l’administration des comptes bancaires et la possibilité d’optimiser les délais de recouvrement de créances grâce à la réconciliation native des flux de paiements.

Syrtals a participé à l’événement Universwiftnet 2021 le 6 mai dernier avec un atelier intitulé « Visibilité et transparence des paiements et des transactions commerciales au service du commerce international » organisé par Michel ARGOUGES, Directeur d’activités Syrtals et André CASTERMAN, Board Member ITFA & CMO Intix.

L’atelier est disponible sur le site de l’événement. Cliquer ici pour accéder au replay.

 SYRTALS CARDS

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Angelo CACI

Angelo Caci
Directeur général de Syrtals Cards

Le Paiement digital dans tous ses états !
Publication du 3e OPUS de Syrtals Cards

Dans un marché particulièrement bouillonnant, voire imprévisible, nous avons poursuivi notre analyse des tendances impactant nos façons d’acheter et de payer, de même que nous avons continué à comparer les offres de paiement mobile et autres wallets sur la scène internationale.
Sans surprise, la trajectoire du paiement digital est toujours bien orientée tant elle est supportée par une série de vents favorables, accentués par la crise sanitaire : praticité et sécurité éprouvées, technologies foisonnantes, diversité de services et propositions, réglementations ouvrant le jeu concurrentiel, rôle pivot du smartphone dans nos activités personnelles et professionnelles…
Nous nous sommes également penchés sur plusieurs phénomènes qui confirment l’effervescence continue du marché, voire ses excès : crypto-monnaies, BNPL, Open Payment, Soft Pos… sans oublier les valorisations stratosphériques de nombreux PSP/Prestataires de Services de Paiement.
Bien sûr, les enjeux sont à la hauteur des opportunités entre acteurs historiques et nouveaux venus. Les questionnements d’hier demeurent d’actualité quant à l’effritement relatif du poids des banques dans le business des paiements et quant à la capacité des solutions pan-européennes de rivaliser avec leurs concurrentes nord-américaines ou chinoises.
Si le couronnement du paiement digital est désormais inéluctable, il s’opérera selon des rythmes ou formats distincts en fonction des géographies. Il est enfin hautement probable que ce début de décennie ne soit déterminant pour désigner ou confirmer les gagnants de demain, à moins que des événements inopinés ne viennent, à un moment ou un autre, remettre en cause nos certitudes d’aujourd’hui.
De futures années particulièrement enthousiasmantes en tout cas pour tous les protagonistes en lice !

Nous vous invitons dès lors à télécharger notre 3e Opus « Le Paiement digital dans tous ses états ! » sur notre site https://www.syrtals-cards.com/publications/

 Rubrique Cash Management

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Arnaud BRUNETON

Directeur d’activités

Privilégier l’expérience du payeur grâce à l’instant payment initié

Le monde des paiements scripturaux s’appuie depuis des décennies sur des moyens de paiement classiques comme le chèque, le virement, le prélèvement et la carte bancaire. Les statistiques officielles présentent d’ailleurs systématiquement la part de chacun dans les paiements et étudient les raisons de l’évolution de l’un par rapport à l’autre. Aujourd’hui, les paiements s’envisagent non seulement par les moyens de paiement, qui restent les mêmes, mais aussi et surtout par le parcours de paiement proposé à leur utilisateur, particulier ou entreprise.

Le paiement en tant que tel peut représenter une lourdeur administrative, tant pour le payeur que pour le bénéficiaire. Il suffit de se remémorer les années 1980 où les chèques représentaient encore 75% des paiements scripturaux, avec tous les aspects d’approvisionnement en chéquiers, de préparation des remises de chèques, de déplacements en agence pour le dépôt des remises de chèques, etc. Ce temps est en grande partie révolu et c’est très bien ainsi.
Aujourd’hui, les commerçants souhaitent que le paiement par leurs clients ne perturbe pas leur activité aux moments de forte affluence, qu’il soit garanti, si possible associé à une fidélisation de l’acheteur, qu’il ne soit pas un frein à la validation du panier effectué dans le e-commerce, etc. En fait, ils sont davantage attentifs aux possibilités des services de paiement que des moyens de paiement eux-mêmes.
Lors de la crise en 2020, l’expansion des paiements par carte sans contact relève uniquement du domaine des services de paiement par exemple.
Prenons l’exemple de l’instant payment. Son principal atout est le délai de mise à disposition des fonds pour le bénéficiaire. Il pourrait donc être utilisé par les commerçants de proximité, les grandes enseignes ou dans le e-commerce. Pour cela, l’idéal est que le commerçant soit à l’initiative d’une demande de paiement envoyé à son client. Cela ressemble fortement au Request to Pay ou au produit SEPAmail RUBIS : le commerçant envoie une demande de paiement à son débiteur que ce dernier doit valider sur sa banque en ligne, ou plutôt, pour les paiements de proximité, sur son application bancaire mobile.
En termes de parcours clients, deux cas se présentent. Le plus simple est celui où le client dispose d’une carte de fidélité et est donc connu de l’enseigne où il réalise son achat. Ses coordonnées bancaires peuvent être préenregistrées par l’enseigne et l’acte de paiement en magasin consiste à présenter une carte de fidélité, éventuellement sur une application mobile, qui enclenche dans le système de caisse du commerçant une demande de paiement que le client valide immédiatement dans son application mobile bancaire. Un virement instantané est alors généré et l’acte d’achat est grandement facilité.
Le second parcours client est celui où le commerçant ne connaît pas les coordonnées bancaires de son débiteur. Afin de garantir la sécurité des coordonnées bancaires, le client peut disposer dans son application bancaire mobile d’un QR Code représentant l’IBAN en tant que tel ou un alias, que le commerçant peut scanner pour ensuite générer la demande de paiement. Cela rajoute une étape, mais peut se réaliser rapidement malgré tout.
Dans le cas du e-commerce, la communication d’un alias sur le site permet d’éviter d’enregistrer les coordonnées de la carte bancaire. L’alias peut être généré par la banque pour n’être utilisable que pour les demandes de paiement à valider systématiquement par le détenteur du compte.
Dans tous ces cas, le commerçant bénéficie d’une garantie, car il peut constater la réception des fonds avant de délivrer la marchandise ou le service. De son côté, l’acheteur valide un paiement de manière simple et sécurisée.
Le cas évoqué ici présente une utilisation de différents services de paiement pour le commerce de proximité et l’e-commerce, en alternative aux paiements par carte bancaire. Mais les combinaisons de services de paiement sont multiples et permettent d’adresser différents usages : les remboursements de trop-perçus, le paiement de factures en retard, le versement d’indemnités, le paiement de cotisations, etc. Toutes ces combinaisons ont un double objectif : être fluides pour le payeur et permettre au bénéficiaire de remplacer les moyens de paiement lourds ou coûteux.
L’innovation dans les paiements n’est pas finie et la construction de solutions ciblées bénéficiera de toutes ces innovations. L’instant payment initié connaîtra à n’en pas douter un large succès.

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Bruno CLARET

Directeur d’activités

EBAM une opportunité de projet dans cette période de télétravail

L’EBAM (Electronic Bank Account Management) est un sujet évoqué depuis plusieurs années qui reste toujours à un stade expérimental. La raison est due à 3 facteurs :
La partie BAM nécessite un projet de réorganisation en interne de l’entreprise sur la gestion des comptes et des pouvoirs bancaires,
Le ROI pour rentabiliser le projet est difficile à prouver, car il consiste à supprimer des tâches manuelles qui sont très diluées dans l’entreprise.
Les outils pour automatiser sont peu utilisés à ce jour, alors que de nombreux éditeurs ont développé ces échanges.

Depuis le Covid et la mise en place du télétravail, ce sujet est plus pertinent. En effet, avec le travail à distance, la dématérialisation des documents et des pièces justificatives est effective. Les entreprises réfléchissent à automatiser et fluidifier les échanges BAM avec leurs banques pour gagner en efficacité opérationnelle.
Le sujet EBAM est relativement vaste, car il s’effectue sur l’ensemble de la gestion des comptes allant de l’ouverture à la clôture. Cependant il existe des opportunités pour commencer à mettre en place ce service de façon pragmatique. Un des gisements est la gestion et la délégation des pouvoirs bancaires qui permettent de répondre simplement aux freins identifiés à ce jour, car il permet de cerner un périmètre précis, qui est le plus chronophage dans la récurrence et dont les bénéfices se trouvent rapidement.
Syrtals avec son savoir-faire et sa connaissance des banques et des entreprises joue un rôle fédérateur pour vous permettre de monter votre projet en prenant en compte l’aspect organisationnel et opérationnel.

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Steve BOUSABATA

Directeur général de Syrtals 4Value

La Facture électronique pour une gestion optimale des paiements

La facture électronique représente un enjeu important de développement et d’amélioration de la trésorerie. Voici six bonnes raisons de l’utiliser :

1. Des échanges sécurisés et simplifiés : les factures ne risquent plus de se perdre lors d’un envoi. Elles peuvent être partagées à tout moment et depuis n’importe quel endroit.
2. Une adaptation à la réglementation : les évolutions réglementaires sont prises en compte directement dans les systèmes de gestion e-facture. Les utilisateurs de ce type de solutions sont informés et en bénéficient immédiatement.
3. Un archivage en ligne efficace : chaque facture peut être recherchée et retrouvée facilement et rapidement.
4. Une solution collaborative : des accès spécifiques pour les clients et fournisseurs, même s’ils n’utilisent pas le même système.
5. Une réduction des coûts de gestion des factures : via une optimisation de l’ensemble du processus de gestion, mais aussi la suppression des frais d’impression et d’affranchissement.
6. Un meilleur suivi des délais de règlement : le suivi de la facturation en temps réel permet d’être plus vigilant sur les délais de paiement.

La diminution des délais de paiement est l’un des principaux avantages de la facturation électronique. En effet, la e-facturation garantit de se faire payer plus rapidement. Les paiements sont accélérés grâce à l’envoi rapide, mais aussi grâce à la possibilité pour les clients d’effectuer leur paiement directement en ligne en un simple clic. Les délais de paiement sont donc par conséquent réduits, ce qui permet de mieux gérer la trésorerie, le cash-flow et la comptabilité.
Le système de traitement étant complètement automatisé, personne ne peut modifier la facture. L’adresse d’e-facturation garantit que la facture est envoyée au bon client (voire même au bon service) et que l’argent sera viré sur le compte conformément aux termes convenus. Ainsi, le délai de recouvrement des créances peut être raccourci de plusieurs semaines dans la plupart des cas.
Pour les entreprises, améliorer les délais de paiement est une nécessité face aux difficultés de la crise. Nerf de la guerre dans la trésorerie des entreprises ils doivent encore se réduire en 2021.
Payer les factures en jour et en heure, c’est assurer la trésorerie nécessaire à d’autres entreprises, souvent des sous-traitants de quelques dizaines de salariés. Durant cette année de crise, de grands donneurs d’ordre ont montré l’exemple en payant leurs fournisseurs en avance grâce à la mise en place de la facture électronique.

INTERVIEW

Thierry-MEIMOUN

Thierry MEIMOUN

CEO de Paytweak
Thierry Meimoun, nous présente Paytweak, la solution globale de paiement à distance sécurisé créée fin 2014. Il aborde également sa vision des encaissements dématérialisés qui représentent l’avenir des paiements.
  1. Pouvez-vous nous parler de la genèse de Paytweak ?

J’ai créé Paytweak fin 2014. L’idée est venue le jour où je me suis fait pirater ma carte bleue après avoir confié mes coordonnées bancaires à un centre d’appel. Je me suis alors rendu compte du besoin du marché pour une solution qui permettrait d’éviter d’avoir à fournir son numéro de carte bancaire par téléphone – et donc de se faire pirater !
La genèse du projet a été assez fluide : étant développeur de métier – spécialisé dans le e-commerce -, j’ai été amené à installer une grande variété de moyens de paiement en ligne. À l’époque, la solution que je proposais s’appelait Perfect Shop et avait cet avantage de propulser mes clients dans les meilleurs résultats des moteurs de recherche. Dans ce cadre, et pour bénéficier de mon expertise sur les premières versions du paiement en ligne, j’ai été contacté par des PSP – des partenaires d’alors – pour faire des intégrations très spécifiques sur les supports de certains de leurs clients.
Fleury Michon, Thomas Cook… ont été parmi nos premiers clients. Le succès de notre solution a été immédiat et l’effet boule de neige s’est rapidement fait ressentir. En effet, le business model de Paytweak est assez innovant : il fusionne la fintech et le système de la banque traditionnelle. Plutôt que de prendre une commission sur chaque transaction, nous avons développé un modèle d’abonnement qui vient compléter le service de la banque ou celui du PSP sans lui faire concurrence. Un modèle qui permet de déclencher les paiements à distance, d’authentifier les porteurs, facture no show, sur la base du 3DS. À mon sens, c’est là que réside toute l’intelligence du système. Avec Paytweak, on a détourné l’usage des API et des modules e-commerce pour les adapter à la vente à distance et devenir ainsi le couteau suisse du paiement.

Nous avons ensuite connu un développement relativement rapide, que l’on peut découper en trois phases. La première en 2016, lors du lancement de notre API multi-PSP, une API universelle de paiement multiacquéreurs. Cette innovation a si bien fonctionné qu’en 2018, nous avons lancé VoicePay®, un service permettant de déclencher un paiement 3DS Secure V2 pendant une conversation téléphonique (ordinairement MOTO), sans rupture de dialogue ni bascule et qui a reçu un AWARD au CES de LAS-VEGAS. En 2019 ensuite, nous avons lancé Paytweak app, une application mobile que l’on peut installer sur Android pour émuler les TPE. En parallèle, nous avons accéléré notre développement international : en Europe, au Japon, en Russie… Puis nous avons été sollicités pour faire le recouvrement des banques et des organismes de crédits. En fait les innovations de Paytweak viennent à 95 % des clients qui nous inspirent. En 2020 enfin, avec le COVID, nous avons lancé une version gratuite de notre service « Link2Pay » qui devient « LinkIpay » début juin. Nous avons pu ainsi enrôler plus de 3 700 nouveaux clients.

Cette année, nous avons également lancé Call and delivery, un outil de synchronisation entre le pay by link et le tracking d’une commande. Il s’est révélé très populaire dans le réseau retail car offrant un outil unique d’accès au reporting instantané des ventes dans le monde entier. En 2021, Paytweak va réconcilier la proxi et la VAD en s’intégrant sur les TPE physiques. Grâce à cette innovation, nous allons être en mesure de rassembler toutes les ventes en temps réel sur une seule et même interface, et ce afin d’obtenir des reportings complets, instantanés, à l’échelle mondiale.

 

  1. Quelle est votre vision sur les encaissements dématérialisés ?

Les encaissements dématérialisés sont non seulement le présent, mais également l’avenir. C’est vraiment le service sur lequel on mise dans nos développements futurs. La France est le deuxième pays le plus adepte du paiement par carte bancaire. Cela nous laisse une marge intéressante pour déployer des solutions innovantes. On a adapté notre business à d’autres moyens de paiement. Avec Paytweak on peut faire du pay by link pour déclencher un paiement par carte bancaire, en request to pay, en virement instantané, en SEPA, etc.

Autre nouveauté dans le domaine du paiement, c’est « Reverse ». C’est-à-dire Paytweak à l’envers. Reverse permet le transfert de fonds, SEPA ou instantané et le remboursement via le lien PSP. Notre très bon taux de rétention des clients, ainsi que notre forte croissance sont autant d’indicateurs qui prouvent que les encaissements dématérialisés sont l’avenir du paiement. De nombreux éditeurs nous intègrent d’ailleurs dans leur logiciel, ERP, CRM du fait de l’universalité de notre solution qui permet des connexions avec tous les PSP.

 

  1. Pouvez-vous nous parler de la nature de votre collaboration avec Syrtals

 Vous l’aurez surement compris, l’innovation à travers des partenariats est au cœur de notre ADN. Le réseau est essentiel pour Paytweak : depuis le début, notre service s’est développé grâce à des recommandations, ce qui nous a permis de creuser les besoins de nos clients, leurs problématiques, mais également de rencontrer de nouveaux acteurs du monde du paiement – qui est très petit. C’est dans ce cadre qu’a débuté notre collaboration avec Syrtals. Syrtals fait vraiment partie des meilleurs experts internationaux du paiement. En tant que start-up, c’est très important pour nous de pouvoir collaborer avec des acteurs aussi bien implantés, bénéficiant d’une expertise historique et d’une envergure mondiale. Par ailleurs, notre démarche est similaire : ce sont les besoins de nos clients qui nous inspirent et nous font innover sur le marché.

TECHNOSPHERIS

TechnoSpheris, société du groupe Syrtals spécialisé dans le support technologique, l’intégration technique et fonctionnelle organise son prochain webinar le lundi 28 juin à 11h.
Venez découvrir Sage XRT Solutions : un TMS nouvelle génération, 100% CLOUD.
Informations complémentaires et inscriptions :

https://app.livestorm.co/technospheris/venez-decouvrir-sage-xrt-solutions-un-tms-nouvelle-generation-100-cloud

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