Cybercriminalité rime avec responsabilité…

Les événements du 12 mai dernier soulignent combien le déploiement de cyberattaques peut être massif et rapide (plusieurs dizaines de milliers de victimes, sur toute la planète, en quelques heures).

Les préjudices subis par les victimes d’attaques numériques, de virus et autres « rançongiciels chiffrants » ou cryptolockers peuvent être conséquents, tant sur le plan de l’image que financier. Les pertes sont estimées à plusieurs centaines de milliards de dollars au niveau mondial et potentiellement plusieurs millions d’euros pour une entreprise victime d’un détournement de données. Pour autant, il n’est pas aisé d’identifier les parts de responsabilité des uns et des autres, y compris des victimes elles-mêmes, dès lors que la lutte contre les cybermenaces devrait être l’affaire de chacun.

Si les secteurs de l’économie et des flux financiers sont les plus touchés, différentes études montrent que les secteurs de la santé et des objets connectés seront particulièrement visés dans les prochaines années. Les réponses apportées à ces menaces doivent être à l’image de l’ampleur de l’usage du numérique dans toutes nos institutions, administrations et entreprises.

Ainsi, le degré d’exposition à la cybermenace constitue un indicateur clé pour évaluer le chemin à parcourir. À ce titre, il doit faire l’objet d’une optimisation permanente. Il sera satisfaisant lorsque les cybercriminels ne seront plus en capacité de surprendre, c’est-à-dire lorsque les États et les organisations disposeront d’une avance suffisante ‒ au plan technologique, organisationnel et culturel ‒ pour rendre plus difficiles l’émergence et le déploiement de nouvelles menaces.

La lutte contre la menace numérique est de la responsabilité de tous : particuliers, entreprises, institutions, États, Europe. Au sommet de la pyramide, la convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité, constitue le seul cadre de coopération international, contraignant en matière de lutte contre la cybercriminalité. Des extensions, portant notamment sur l’accès et l’échange de preuves numériques, doivent être apportées prochainement à cette convention…

 

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Marc-Chaintronv2
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