NewsLetter Syrtals décembre 2017

NewsLetter Syrtals N°16
décembre 2017

EDITO

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Partners PDG - Syrtals SI

Le numérique à visage humain

A l’approche des fêtes de fin d’année, nous sommes tous dans l’effervescence des derniers achats de cadeaux pour nos proches. Mais la météorologie et la circulation nous empêchent parfois de nous rendre dans les magasins. Le numérique prend alors toute sa place en nous permettant d’effectuer nos achats à la dernière minute, dans des conditions confortables, en temps réel.

Noël, c’est aussi un moment important dans la vie spirituelle qui encourage la solidarité. Le numérique permet alors de faire des dons aux associations caritatives simplement depuis son téléphone.

Le numérique nous offre enfin la possibilité de mieux répartir nos tâches professionnelles et personnelles et donc d’être plus efficace dans notre travail et plus présents auprès de nos proches.

En 2017, le cadeau de Noël collectif, c’est cette évolution importante du numérique qui rend possible toutes ces actions dans un climat apaisé et solidaire.

Le numérique est au service des hommes et nous sommes là pour le rendre encore plus performant. Syrtals vient ainsi de lancer Syrtals4Value afin d’accompagner les entreprises sur toute la chaîne de valeur du numérique. Car le numérique bien conçu, c’est l’humain augmenté. Au moment de Noël, le numérique augmente notre capacité à profiter de notre humanité, à faire le bien en faisant des dons et à donner du plaisir en offrant des cadeaux.

Syrtals vous souhaite un très bon Noël numérique et une excellente année 2018 !

 

Syrtals4Value, une approche du conseil opérationnel et de l’accompagnement projets orienté résultat sur toute la chaîne de valeur.

Syrtals4Value (S4V), filiale du Groupe Syrtals, accompagne les entreprises dans les challenges du numérique, notamment au travers de la transformation digitale des processus métiers, IT, opérations et financiers.

Dans un environnement économique en constante évolution, avec une concurrence accrue, une explosion du digital, avec de nouvelles attentes vis-à-vis des directions métiers, techniques, opérationnelles et financières, le défi est de transformer ces directions pour répondre à ces nouveaux enjeux et améliorer durablement la performance de l’entreprise.

Syrtals4Value est le partenaire Digital Value des entreprises et agit sur les quatre leviers : Processus, Solutions, Human Capital et Gouvernance.

Nos offres se déclinent en trois parties :

  1. Transformation Digitale
  2. Régulation & Compliance
  3. Business Operational Excellence & IT Operations.

CASH MANAGEMENT

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Directeur d’activité Cash Management de SYRTALS

À quand le cash management en temps réel ?

L’arrivée de l’Instant Payment présage de modifications dans les usages des moyens de paiement. Les prévisions indiquent qu’il va se substituer aux règlements en espèces, en chèques et, à la marge, en carte. Il représente également une nouvelle approche de la gestion des encaissements, grâce à la disponibilité immédiate des fonds, de l’ordre de quelques secondes. Arrêtons-nous sur cette immédiateté et ses impacts sur la gestion de trésorerie.

Prenons le cas d’une entreprise travaillant dans le secteur du B2C qui fait le choix de proposer à ses clients de payer par Instant Payment dans l’ensemble de ses points de vente. Elle encaisse donc dorénavant des paiements immédiats chaque jour d’ouverture de ses magasins, samedi compris, voire le dimanche également. Le trésorier avait pris l’habitude de s’appuyer sur les prévisions issues des encaissements quotidiens en fonction du moyen de paiement. Il n’avait pas besoin d’anticiper d’encaissements pour le week-end, sauf à la marge. Cette méthode lui apportait une gestion fine de ses soldes du fait de la prévisibilité des montants et des jours d’encaissement.

Avec l’Instant Payment, cette démarche nécessite une adaptation pour la partie du chiffre d’affaires encaissé immédiatement. Outre la prise en compte de la progression de la part de l’Instant Payment dans les encaissements quotidiens, le trésorier anticipe désormais des soldes davantage créditeurs que précédemment. Il va donc, en fin de matinée, anticiper ces encaissements en fixant un solde négatif sur ses comptes, qui seront en fin de journée revenus proches de zéro grâce au chiffre d’affaires réalisé. Enfin, le vendredi il anticipera les encaissements du samedi et éventuellement du dimanche en gérant un compte très débiteur et dont le retour proche de zéro se fera avec les encaissements du week-end. Dans un premier temps, c’est la seule approche qu’il pourra mettre en œuvre.

L’encaissement en temps réel du chiffre d’affaires fait évoluer les soldes et soit nécessite une bonne anticipation du trésorier, soit doit permettre un ajustement de la gestion des soldes, également en temps réel. La logique voudrait donc que les trésoriers aient alors la possibilité de réaliser des virements d’équilibrage en cours de journée, au moins au sein d’une même banque, pour finalement arrêter leur gestion de trésorerie en fin d’après-midi. Pour cela, les banques doivent mettre l’information du solde en temps réel à disposition grâce aux relevés intraday, ou plus simplement par la consultation des soldes sur Internet. Si le trésorier a plusieurs banques, il fera sans doute appel à un agrégateur d’informations, qu’il choisira parmi ses banques ou des FinTech mais il s’agit là d’un autre sujet.

L’arrivée de l’Instant Payment enrichit donc le panel des solutions d’encaissement, mais elle ouvre également de nouveaux horizons à la gestion de la trésorerie. Le délai de mise en place du cash management en temps réel n’est pas connu aujourd’hui, mais les barrières à sa mise en place pourraient rapidement être levées.

RUBRIQUE RETAIL

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Directeur International, développement Retail de SYRTALS

L’apport des Fintech aux trésoriers

Les 14 et 15 novembre 2017 se sont tenues les Journées AFTE auxquelles Syrtals participe depuis leur création.

Cette année encore, le rôle des FinTech au service des trésoriers tenait une place importante. Une plénière, consacrée à ce sujet, était animée par Laurent Bertrand, directeur financement et trésorerie d’Elior Group, David Guyot, associé chez Pandat Finance, Bruno Joanides, directeur d’activité chez Syrtals, Lionel Jouve, responsable trésorerie et financements groupe du Printemps et Ignacio Sanchez Miret, trésorier et risk manager de HMY Group et président de la commission FinTech de l’AFTE.

Ignacio Sanchez a présenté le panorama des FinTech pour les corporates, qu’il réalise régulièrement avec Fintrack.

Parmi les 3 000 FinTech recensées dans le monde, les trois domaines d’activités les plus représentés sont le paiement (moyens de paiement, E-commerce, paiement pour compte de tiers, terminaux de paiement, change de devises), le financement (crowd lending, investissement en capital, titrisation de créances, placements de trésorerie) et le BFR/financement à court terme.

Pour Ignacio, la FinTech engendre le changement de la façon de faire et des usages, grâce à la technologie et apporte une brique technique, souvent liée à une évolution technologique et une innovation sur l’usage.

Au-delà des succès quantitatifs, l’apport principal des FinTech est donc qu’elles changent les usages.

La tendance importante cette année est l’arrivée de banques utilisant les start-up en marque blanche ; les FinTech apparaissent de plus en plus comme les sous-traitants des banques, permettant de couvrir de nouveaux besoins. La banque va probablement faire comme les constructeurs automobiles avec les équipementiers, utilisant les FinTech pour apporter plus de services à ses clients.

À l’occasion de cette conférence, trois exemples de FinTech ont été mis en avant :

Air liquide a présenté HawkeyeBSB de Redbridge Analitycs (ex Bfinance) qui permet de visualiser, analyser et contrôler ses frais de cash management. En intégrant l’ensemble des relevés/factures, la plateforme permet de comparer les frais par banque, entité et pays, d’identifier les erreurs, estimées par Redbrige à 5 % des opérations et d’en demander le remboursement. Ce service de calcul des frais bancaires est déjà opérationnel chez Air Liquide.

Armelle Poulou, trésorière groupe d’EDF a parlé de CF2O, une place marché de fonds de roulement mettant en relation des acheteurs en recherche de rémunération de leurs excédents et des fournisseurs en recherche de solutions pour améliorer leurs cashflows. C2FO permet de trouver le taux de paiement anticipé optimum pour chaque fournisseur, qui est ainsi payé plus rapidement mais au rabais.

Enfin, Lionel Jouve, trésorier du Printemps, a introduit SIS/Secured Iban System qui permet d’authentifier les coordonnées de paiement en créant une base partagée. C’est une solution co-construite entre trésoriers qui permet de faire baisser la fraude. Lionel Jouve a appelé les trésoriers dans la salle à se joindre à cette initiative.

La plénière s’est terminée par un débat portant sur le phénomène des agrégateurs de comptes et le rôle du trésorier dans la mise en œuvre des FinTech au sein de l’entreprise. Le trésorier est naturellement un consommateur de produits bancaires ; il est donc aux premières loges sur la FinTech. Le trésorier a toujours arbitré entre ses banquiers ; la Fintech ne fait qu’élargir le champ concurrentiel et ne va donc pas dégrader la relation avec le banquier ; en revanche, elle va la changer.

Le trésorier a beaucoup d’idées pour faire progresser son entreprise, mais aujourd’hui c’est parfois devenu difficile pour lui de vendre ses projets en interne, notamment en raison des contraintes IT et budgétaires. Il a plus de facilité à intégrer une FinTech qui pour lui représente de la R&D externalisée.

 

RUBRIQUE GESTION DU RISQUE DE FRAUDE

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Directeur d’activités Expertise GRF / Moyens de paiement en Europe

Le Cash à l’heure de la DSP2 et des néo-banques

Paradoxalement, si la DSP2 contribuera, dès le 13 janvier 2018, fortement à la transformation digitale de l’écosystème des paiements, en facilitant la numérisation des relations entre prestataires de services et usagers, et le déploiement des néo-banques, la DSP2 n’a pas bridé les services autour du cash. La DSP2 a, en effet, pour enjeu de permettre la compétition de façon plus juste, pour l’ensemble des agents économiques, en ouvrant le marché à tous. Certes, la digitalisation des transactions est bien en marche depuis 50 ans. La digitalisation de la monnaie a démarré timidement, il y a environ 25 ans et semble s’accélérer avec le foisonnement des monnaies électroniques. Toutefois, quatre éléments sont à prendre en compte dans la transformation digitale, le caractère humain réfractaire au changement, surtout concernant des outils tangibles et qui donnent satisfaction, le coût de mise en œuvre pour changer de technologie, le taux de fraude et la sécurisation des données, et le respect de la vie privée. Ces éléments concourent à préserver l’usage du cash. Celui-ci rassure, aide à visualiser et gérer les dépenses.

Comme le note la Banque de France, l’Europe reste attachée au cash, ce que démontrent également nombre d’indicateurs. En Europe, le taux de cash s’élève en moyenne à près de 80 %.  En France, le fiduciaire représente encore 28 % de la valeur des transactions et plus de 68 % en nombre, en Italie 89% en volume, en Allemagne 53 % en valeur et 80 % en nombre comme en Autriche. Et ce n’est pas une caractéristique exclusivement européenne, au Japon, le cash représente 70 % des transactions en valeur et aux États-Unis un peu moins de 50 %. En zone Euro, d’après une étude la BCE, la demande de billets euro a même crû. Le nombre de retraits en France, depuis 10 ans, est resté stable malgré l’essor du e-commerce et de l’équipement en terminaux de paiement des commerçants. On note également une progression du montant des retraits. D’ailleurs, les néo-banques intègrent dans leur offre le retrait d’espèces.

Dans un monde où l’on paierait tout en digital, comment pourrait-on régler sans solution de contournement, en cas de dysfonctionnement, de black-out, de point de compromission de fraude, de cyberattaque ou encore de crise économique ? Les dysfonctionnements ou coupures de réseau sont certes rares mais se sont produits et se reproduiront. Et les dernières crises économiques ont démontré que le cash restait une valeur refuge.

La DSP2 reconduit comme la DSP1 le versement et le retrait d’espèces sur un compte de paiement. Avec la DSP2, les prestataires de services de paiement et les commerçants pourront maintenant délivrer des espèces. Cette fonction était proposée par certains commerçants équipés de TPE et permise jusqu’au début des années 2000 en France, fonction MasterCard et Visa dite cashback. Ce service était bien utile dans les villages, où le bureau de tabac pouvait délivrer du liquide au détenteur de la carte, via une transaction carte bancaire. Ce moyen de retrait cash est très utilisé dans les pays peu bancarisés, pour récupérer les fonds chez un commerçant, soit par une transaction carte bancaire, un token, un mobile, ou un numéro de compte bancaire.

Même si la gestion du cash reste un coût pour les banques, les commerçants ou les prestataires de services, la demande en fiduciaire va rester soutenue encore de longues décennies. Et cela, pour au moins cinq raisons : le cash est anonyme, garanti, résilient, totalement gratuit pour le consommateur, et il est sûr. En effet, la fraude ou contrefaçon reste très faible, 30 contrefaçons par million de billets, alors que la fraude reste plus élevée sur les moyens de paiement électroniques. Verra-t-on dans la prochaine décennie un changement de politique des banques centrales vis-à-vis du cash pour le supprimer ? Aujourd’hui, on vit un paradoxe, essor des moyens de paiement électroniques, poussée des monnaies digitales telles que bitcoin, soutenues parfois par des institutions internationales. Depuis 50 ans, la carte bancaire a plutôt grignoté le chèque et peu le cash. En revanche, la carte sans contact, avec son plafond relevé récemment, et le smartphone prendront-ils une part conséquente du gâteau du cash ? Le fiduciaire va-t-il continuer à accompagner les paiements pour permettre de répondre aux besoins forts d’anonymat, de gratuité et de gestion des dépenses pour les particuliers, notamment pour une part significative de la population vivant toujours dans des conditions précaires ? Rappelons que la monnaie sonnante et trébuchante, au-delà de son rôle économique, joue aussi un rôle social, utile dans notre société qui se virtualise.

SYRTALS CARDS & BEYOND

Le développement des néo-banques sonne-t-il la fin des banques « traditionnelles » ?

Pour de multiples raisons, nous sommes, depuis quelque temps déjà, entrés dans une nouvelle ère dans laquelle l’industrie bancaire subit une transformation de fond dont il n’est guère évident de distinguer tous les impacts, et notamment vainqueurs et vaincus…

Le champ concurrentiel est toujours plus exacerbé par plusieurs aspects : augmentation continue du nombre d’offres et de prestataires (la DSP2 en vigueur en 2018 va encore consacrer de nouveaux acteurs) ; facilité d’accès et de comparaison de la part des clients ; espace européen sans frontières ; tentation low cost ; risque de banalisation pour maints produits…

Pourquoi un tel emballement depuis 2-3 ans ?

Malgré toutes les améliorations réalisées en matière de e- et m-banking, il existe encore de nombreux « pain points » à soulager, en particulier quand il est question :

  • d’exploiter à fond les multiples vertus du smartphone et les outils de communication les plus modernes ;
  • d’optimiser l’interface et l’expérience utilisateur (UI/UX) de bout en bout ;
  • de garantir : disponibilité 24*7 et temps réel ; qualité de service ; tarifscompétitifs ; personnalisation ; services pratiques à la main du client…

C’est dans cette brèche que se sont engouffrées les néo-banques. Boostées par l’audace de leurs fondateurs, une approche disruptive, des services efficaces orientés clients et parfois des levées de fonds confortables, elles veulent attirer les « déçus » du système bancaire traditionnel et réussissent à imposer de nouveaux standards en matière de relations clients, de production et de distribution de services financiers.

So what pour les acteurs en place ?

Ils sont habitués à lutter contre des concurrents en tout genre : retailers, assureurs, constructeurs automobiles, telco, géants du web, start-up… et ont déjà démontré leurs capacités à remporter certaines batailles.

Toutefois, la déferlante FinTech/néobanque est beaucoup plus redoutable de par son intensité et sa diversité, d’autant plus qu’elle embarque des acteurs internationaux aux moyens considérables (ex : Orange ; Alibaba ; Google ; Amazon…).

Malgré cela, proclamer d’ores et déjà la fin des banques traditionnelles nous semble prématuré, car elles ne manquent pas d’atouts (base de clients ; moyens financiers ; réseau de distribution ; expertise…) et, même si leur lourdeur est souvent montrée du doigt, elles savent aussi innover, comme en attestent les multiples initiatives et lancements effectués par l’ensemble de la profession, par ex :

o   ouverture d’un compte bancaire en quelques minutes : Arkea, KBC (Be)

o   assistants et PFM : BPCE, ING, Crédit Agricole, Boursorama

o   souscription d’un crédit immobilier 0 papier : Arkea, Natwest (UK)

o   agrégation de comptes : HSBC, CDN, Caisse d’Épargne

o   open banking et API : Macquarie (Australie), BBVA, Danske Bank

o   intelligence artificielle : IBM Watson par RBS (UK) ou DBS (Singapour), chatbots de SG, ANZ (Australie), Bank of America

o   biométrie : Talk to Pay de La Banque Postale ; paiements par selfie et reconnaissance faciale (Lloyds Banking, HSBC)

o   robo-advisors : HSBC, ING, BNP Paribas, Aviva

o   création ex nihilo de start-up telles S-Money (BPCE) ou Fivory, devenu Lyfpay (Crédit Mutuel-CIC)

Sans oublier les prises de participation et les rachats de FinTech que les banques jugent les plus prometteuses.

On peut donc conclure sans risque que les jeux sont loin d’être faits et que les « anciens » et les « nouveaux », quelle que soit leur origine, fourbiront tour à tour leurs armes pour percer, résister ou perdurer dans un marché de plus en plus encombré et concurrentiel et où la différenciation n’est guère aisée.

Les premiers sont loin d’avoir dit leurs derniers mots quand les seconds, malgré quelques belles réussites, n’ont pas donné de coups de massue définitifs…

Les saisons de la saga « neo-banking » vont encore durer quelques années !

 

Syrtals Cards & Beyond a réalisé une étude complète consacrée au phénomène des néo-banques dans laquelle nous tentons de décrypter ce qui se trame depuis plusieurs années, de tirer des enseignements et d’esquisser des perspectives pour l’avenir. Disponible en téléchargement sur le lien suivant :

https://www.syrtals-cards.com/wp-content/uploads/2017/10/Vous-avez-dit-N%C3%A9o-Banques-Syrtals-13-octobre-2017-Angelo-CACI.pdf

NOUVEAUX SERVICES DE PAIEMENTS

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Directeur d’activité Nouveaux services de paiement de SYRTALS

Le paiement mobile en France boosté par les millennials et l’Europe

L’offre de paiement mobile est très diversifiée. Néanmoins, aujourd’hui, en France, le paiement mobile ne rassemble pas encore un nombre important d’utilisateurs, alors que c’était le mode de paiement qui connaissait la plus forte croissance dans les années 2010.

Le téléphone mobile est omniprésent dans notre vie depuis l’arrivée des smartphones et son utilisation pour les paiements devrait être généralisée à la fois pour le paiement à distance via Internet et le paiement de proximité en mode sans contact ou en porte-monnaie électronique. Les banques et les FinTech n’ont pas ménagé leurs efforts pour offrir des services adaptés, mais les habitudes ont la vie dure dans le monde des paiements. Il n’est pas encore devenu naturel pour les acheteurs d’utiliser leur téléphone pour payer alors qu’ils ont d’autres moyens de paiement pratiques et sécurisés comme la carte bancaire, d’autant plus avec le développement du sans contact.

L’offre est peut-être mal présentée et trop morcelée. Contrairement à ce qui a fait le succès de la carte bancaire, il n’y a pas une offre généralisée de paiement mobile. Nous sommes encore trop dans l’expérimentation de services.

Pourtant, il ne fait aucun doute que le paiement par mobile est l’avenir du paiement en France car il est, d’une part, la solution naturelle pour les millenials qui sont hyper connectés et « smartphone compatible » et sera, d’autre part, poussé par certains projets européens comme la constitution d’un annuaire faisant la correspondance entre le numéro de téléphone et le numéro de compte bancaire. Les utilisateurs pourront ainsi payer en utilisant uniquement le numéro de téléphone du bénéficiaire qui sera couplé à la mise en place d’une infrastructure interbancaire européenne permettant le paiement immédiat.

Le paiement mobile rencontrera ainsi un franc succès auprès des consommateurs français.

Trade Finance & BPO

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Directrice d’activités Trade Finance et BPO de SYRTALS

Digitalisation du Trade finance au menu du Sibos 2017

Le Trade finance était à l’honneur cette année au Sibos. Notamment la digitalisation du Trade qui a été abordée lors de plusieurs conférences qui se tenaient à Toronto.

Selon les experts, la digitalisation du Trade finance est en marche, avec SWIFT for Corporates MT 798, le Bank Payment Obligation (BPO) et surtout les nouvelles technologies autour de la Blockchain et du « Smart contrat ».

Huit banques (dont Deutsche Bank, Natixis, Société Générale, KBC, Rabo Bank, Unicredit, Santander, HSBC) développent une plateforme commune « we.trade » conçue pour améliorer et accélérer les échanges commerciaux entre les PME, PMI et ETI européennes sur le marché domestique et transfrontalier en utilisant la technologie Blockchain.

Les clients corporates de ces banques testeront à partir de février 2018 la plateforme que de nouvelles banques sont invitées à rejoindre.

De son côté, André Casterman a montré comment Intix Transaction Tracker pouvait être enrichi avec SWIFTgpi pour analyser les transactions transfrontalières.

Ce qui fait défaut aujourd’hui c’est l’écosystème juridique et le cadre permettant d’aider tous les acteurs à s’engager dans une plateforme dont la technologie favorise les accès.

Pour les grandes figures de la finance, dont Michel Quin de JP Morgan, plus personne ne gagne d’argent en traitant les opérations avec du papier et il y en a encore trop dans les procédures et process actuels. Le challenge est maintenant de passer à l’étape supérieure et de créer de la valeur.

En fin de session du Sibos, l’ambiance était à l’optimisme ; pour Mike Lim, responsable Supply et Trade Finance chez ANZ, il semble que les meilleures conditions de succès sont réunies aujourd’hui pour accélérer la digitalisation du trade.

DOSSIER

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Damien Guermonprez

Directeur général de Lemon Way

Interview de Damien Guermonprez, Directeur général de Lemon Way

1/ Quelle est l’activité de Lemon Way ? 

Lemon Way est un établissement de paiement européen spécialisé dans la collecte pour compte de tiers, un nouveau métier exercé pour le compte de places de marché. La société a été créée par Sébastien Burlet en 2007 et a obtenu sa licence auprès de l’ACPR fin 2012. Sébastien Burlet, l’ingénieur et l’actuel Président, est « mister Tech » alors que je suis « mister Fin », pour le côté financier.

Notre nouveau métier est né de la directive des paiements DSP1 désormais transposée dans tous les pays européens. Celle-ci oblige les places de marché à faire appel à un tiers de confiance pour collecter l’argent de leurs clients et payer leurs fournisseurs. Le régulateur impose cette nouvelle contrainte pour protéger le consommateur final. Nous collectons l’argent des clients et le sécurisons dans un compte de cantonnement ouvert à notre nom dans une banque, jusqu’à ce que le client soit livré ou le projet financé dans le cadre du crowdfunding par exemple. Puisque l’argent ne circule pas dans les comptes de la place de marché, le risque de voir celle-ci disparaître avec l’argent des clients devient nul.

Les places de marché sont très nombreuses et n’ont pas toujours conscience des contraintes liées à la DSP1. Les places de marché financières, notamment les plateformes de financement participatif, sont venues à nous les premières parce qu’elles étaient elles-mêmes régulées. Parmi les 1 000 plateformes que nous servons actuellement en Europe, 200 sont des sites de crowdfunding au sens large.

Aujourd’hui, Lemon Way est une entreprise de 85 personnes de 20 nationalités différentes qui parlent 14 langues. Nous collectons des paiements et réalisons des KYC sur des personnes physiques ou morales du monde entier. Nous réalisons un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros et générons un résultat après impôt d’environ 1,5 million d’euros.

 

2/ Comment une start-up peut-elle arriver à s’imposer dans cette industrie des paiements ? 

En innovant ! Nous avions la technologie et la licence d’établissement de paiement qui nous permettait d’ouvrir des comptes de paiement, appelés communément « wallets » ou porte-monnaie électroniques. Nous étions l’une des rares plateformes capables de répondre aux deux contraintes imposées aux places de marché : ouvrir des wallets en temps réel et déléguer la collecte des paiements des clients à un tiers de confiance régulé.

Les banques proposaient déjà des wallets mais sans rencontrer de succès. Elles lançaient des wallets sous des architectures « cloisonnées » par banque et rendaient l’expérience client difficile quand PayPal réussissait à séduire les consommateurs et les e-commerçants malgré ses coûts élevés. Ouvrir des millions de wallets à distance et en temps réel pour le compte de nouveaux acteurs économiques réclame une agilité et une structure de coûts que les banques n’avaient pas.

Les « monéticiens », les processeurs de la monétique comme Ingenico et Atos Origin, n’y sont pas allés non plus, considérant sans doute que notre métier était un métier bancaire comme en témoigne l’exercice de KYC. Sans doute n’ont-ils pas voulu concurrencer leurs clients, les banques. Il y avait alors devant nous ce que l’on appelle un « blue ocean », c’est-à-dire un espace sans concurrence… qui n’a pas duré longtemps.

Dans le B2B, les concurrents anglo-saxons présents dans l’acquisition des flux des e-commerçants ont créé des solutions pour les places de marché.

Heureusement pour nous, ils ne proposent pas de service de KYC de façon personnalisée. Par exemple, ils n’aident pas les places de marché à récupérer et à vérifier l’identité de leurs adhérents, l’origine et la destination des fonds, des vérifications de base pour le régulateur. Leur traitement de masse ne répond pas aux besoins, notamment des acteurs traditionnels qui découvrent qu’ils opèrent comme une place de marché. Ces gros acteurs doivent être accompagnés dans leur transition vers la conformité. C’est d’ailleurs un des métiers de Syrtals.

Par ailleurs, leurs coûts sont systématiquement supérieurs aux nôtres car nous bénéficions des tarifs très compétitifs de la monétique européenne à travers nos banques partenaires (BNPP, Sabadell, Barclays, CM CIC…). Nos attentes en termes de marge sont sans doute inférieures, dans l’intérêt des places de marché.

Dans le B2C, les concurrents de taille mondiale dans le métier du wallet sont américains (PayPal) et chinois (Alipay et Wechatpay). Là encore, nous bénéficions du fait qu’ils n’offrent aux places de marché ni la collecte pour compte de tiers ni le traitement du KYC bien qu’ils le fassent pour eux. Ils se cantonnent à l’activité B2C et c’est notre chance.

 

3/ Quelles sont vos perspectives de développement ?

La première opportunité pour Lemon Way réside dans la possibilité d’équiper les banques en leur vendant notre système d’information. Lemon Way est un établissement de paiement hybride qui a conservé son activité d’origine d’édition de logiciels bancaires. Aujourd’hui, deux des cinq premières banques françaises se sont déjà équipées de notre plateforme. Cela nous permet de servir, à travers les banques, des clients que nous n’aurions pas touchés par ailleurs. La mise à disposition de notre plateforme en marque blanche aux banques européennes leur permet de rattraper leur retard sur le wallet et finance notre croissance.

Cette opportunité est d’autant plus facile à saisir que nous travaillons déjà avec de nombreux partenaires bancaires. BNP Paribas est notre partenaire principal et nous accompagne parfois chez les grands groupes dans le cadre d’appels d’offres pour la collecte pour compte de tiers. D’autres prescripteurs dans la vente de logiciels sont les consultants en gestion de trésorerie comme Syrtals qui accompagnent les grands groupes et les banques dans la mise à jour de leurs systèmes d’information. Les banques et les grands corporates font confiance à leurs experts pour s’équiper, notamment sur des problématiques complexes comme la collecte pour compte de tiers.

À terme, nous aimerions aussi participer à l’élaboration d’un wallet européen avec d’autres acteurs du marché. Aujourd’hui, il y a une réelle absence de porte-monnaie électronique au niveau européen. Après les échecs des cartes paneuropéennes, cela serait dommage de constater que l’Europe n’arrive pas à lancer un moyen de paiement à l’échelle de son marché unifié.

Notre stratégie jusqu’à présent a été de nous concentrer sur le B2B et de servir des sites Internet qui recrutent dans les faits des wallets Lemon Way. L’inconvénient est que nous sommes peu connus de nos clients détenteurs de wallets et que ces derniers sont peu actifs.

L’opportunité serait de nous faire connaître des clients finaux et de trouver les moyens de rendre leur wallet actif ce qui serait aussi dans l’intérêt du prescripteur qu’est la place de marché. Communiquer auprès de nos clients finaux est un chantier que nous menons pour répondre notamment à la demande de notre régulateur.

L’enveloppe juridique européenne existe, il s’agit du compte de paiement. Les usages se multiplient avec la nouvelle économie (Uber, cagnottes, mobile payment…). Les acteurs européens comme les opérateurs Telecom perçoivent aujourd’hui l’opportunité d’y aller, mais il manque une volonté politique de créer une alliance et les moyens financiers pour créer une marque et rivaliser avec les gros acteurs mondiaux qui ont déjà plus de 500 millions de porteurs chacun. L’Europe offre l’opportunité d’équiper 350 millions d’Européens de wallets, nous sommes prêts à contribuer au défi avec les quelques dizaines de millions de wallets que nous ouvrirons dans le futur, au-delà des 4 millions déjà ouverts.

Retrouvez plus d’info sur notre site
www.syrtals.com

Société Syrtals SI France
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