Interview de Damien Philippon Co-fondateur et COO de Zelros

Interview de Damien Philippon Co-fondateur et COO de Zelros

Prix de la Start-up innovante au salon Big Data 2017

Sélectionné par le Swave, le nouvel incubateur de Paris&Co dédié aux Fintechs

En 2018, Zelros entre à la Al Factory Microsoft à Station F

Zelros démocratise le machine learning dans les entreprises au service des employés afin qu’ils servent au mieux les clients. Zelros a inventé le concept de « collaborateurs augmentés »

1/ Quelles sont les perspectives de l’Intelligence Artificielle et comment intégrez-vous cet outil dans votre développement ?  

Notre conviction est que d’ici deux à trois ans, l’Intelligence Artificielle sera un avantage compétitif majeur pour les entreprises. C’est la bonne collaboration entre des cerveaux humains et des cerveaux en silicium qui permettra aux entreprises de surpasser la compétition. La machine seule ou l’homme seul sont moins efficaces que l’homme + la machine. En combinant le Machine Learning et le langage naturel, on peut créer des assistants intelligents au service des collaborateurs : des IAs comme Intelligences Auxiliaires !

Nous avons décidé de développer l’Intelligence Artificielle au service des Assureurs, en mettant les prédictions et les scores à disposition de leurs employés. Dans le domaine de l’assurance, nous avons aujourd’hui deux Intelligences Artificielles : l’une pour l’aide à la vente et l’autre plutôt sur le service après-vente, en l’occurrence sur la gestion des sinistres. Nous travaillons actuellement avec AXA, CBP, CNP Assurances, la MAIF et Natixis Assurances.

2/ Pensez-vous qu’il faille réglementer l’Intelligence Artificielle ?  

Il n’y a pas d’Intelligence Artificielle sans données. Notre première action lors du déploiement de notre plateforme est la connexion aux données de nos clients. Nous avons un travail important de mise en conformité de notre plateforme avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui sera applicable à partir du 25 mai 2018. Pour Zelros, le premier trimestre 2018 est ainsi consacré à cette mise en conformité. Les éditeurs qui ne seront pas en règle ne pourront plus travailler pour les grandes entreprises.

Par ailleurs, nous échangeons par exemple avec l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution de la Banque de France (ACPR) sur la nécessité de règlementations sur l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans le domaine bancaire. Zelros a inventé un concept d’Intelligence Artificielle éthique, qui d’ailleurs nous a valu le prix de la Start-up innovante 2017 au dernier salon du Big data. Avec ce concept, nous préconisons de ne suivre les recommandations des algorithmes que si les critères utilisés sont explicités et transparents pour l’employé.

3/ Comment voyez-vous l’interaction avec des acteurs comme Syrtals ?

Nous avons beaucoup d’interactions avec des cabinets de conseil comme Syrtals. Ils sont en contact avec des problématiques clients et cela nous permet de mettre en place des projets de déploiement de notre technologie ensemble, afin d’intégrer les impacts organisationnels et processus qu’ils maîtrisent.

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