IBAN virtuel ou facilitateur de l’encaissement par virement

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Olivia BERNANOSE

Directrice d’activité
Moyens de paiement
En 2000, le paiement sur internet commençait à s’appuyer sur des numéros de carte virtuelle. Quinze ans après, la gamme virements décline sa version virtuelle avec le virtual account ou IBAN virtuel. Aujourd’hui, la virtualisation de l’IBAN gagne du terrain sur le marché digital des paiements. Des Fintech européennes telles qu’IBAN First, TrustPay, Banq24 ou Banking Circle ont investi ce marché de niche. Elles ne sont pas les seules, la BNPP est pionnière sur le sujet. D’autres banques suivent ses pas et vont proposer des offres à leur clientèle Corporate.

 

Quelles sont les forces de ce service innovant ? L’IBAN virtuel est un facilitateur et un centralisateur des paiements pour les entreprises. Sa virtualité présente trois points forts : gestion du risque maîtrisée, réconciliation et cash pooling automatisés. Il permet entre autres d’identifier sans équivoque un paiement en automatisant son rapprochement. L’émetteur du paiement et le bénéficiaire final sont identifiables sans ambiguïté. Les fonds reçus sont crédités automatiquement sur le compte physique de l’entreprise. La donnée IBAN virtuel est restituée dans les relevés de compte via les libellés/tags/balises dédiés, selon le format de restitution retenu par le Corporate. Comme le principe de la carte virtuelle, la plage d’IBAN virtuel est associée à un compte physique, sur lequel seront centralisés les encaissements quel que soit l’IBAN virtuel utilisé dans la plage. Le Corporate peut aussi attribuer une sous-plage d’IBAN virtuel à un département ou filiale de son groupe. Ainsi est rationalisée la gestion des IBAN pour l’ensemble du groupe, voire réduire l’usage à un seul IBAN physique.

Quels sont les principaux impacts pour l’encaissement par IBAN virtuel ? La banque ou l’établissement de paiement gère l’attribution de la plage d’IBAN virtuel en l’associant à un compte physique rattaché à l’entreprise cliente. L’entreprise transmet les IBAN virtuels à ses clients payeurs par exemple via les factures. L’entreprise gère la plage d’IBAN, contrôle le cycle de vie de l’IBAN virtuel, notamment l’attribution à un dossier/vente ou une entité en particulier sur les aspects première émission, fermeture et recyclage. L’entreprise via son ERP définit les règles de réconciliation/rapprochement bancaire à partir des données IBAN virtuel restituées dans les relevés de compte.

Les offres actuelles ciblent le marché encaissement et s’appliquent à la famille virement SEPA et SWIFT. Prochainement des offres se déclineront sur le paiement instantané. L’IBAN virtuel ouvre de nombreuses opportunités d’offres de service tout digital. Il viendra renforcer et sécuriser les solutions web d’encaissement, intégrant bons de commandes et factures digitalisés portant le numéro d’IBAN virtuel. D’autres pistes restent encore à creuser sur des offres en émission, notamment pour gérer le risque des transferts de fonds. Pour les clients en attente de solution fluide, le règlement par virtual account combiné au Request Pay ou initiation de paiement comptera dans les prochaines innovations, l’IBAN virtuel alliant intelligemment flexibilité, simplicité et sécurité.

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