NewsLetter Syrtals juillet 2019

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Newsletter N° 22 - juillet 2019

   Editorial

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Laurent ROUILLAC

PDG Syrtals SI

L’open banking et la banque de demain

Le 14 septembre prochain, les banques vont mettre en place des API (Application Programming Interface) afin que les PSP accèdent aux données de leurs clients. Cette interface nouvelle est une petite révolution tant elle permet de créer des architectures de services intégrant de nouveaux rôles et de nouveaux acteurs. Cette évolution monte en puissance en Europe mais représente aussi une tendance mondiale.

Les acteurs traditionnels ont plutôt envisagé cette ouverture comme un risque mais en réalité l’ouverture des modèles offre de nouvelles opportunités. Elle augmente le périmètre de services et crée de la valeur additionnelle à condition de savoir raisonner en intégrant cette nouvelle dimension technologique dans son positionnement offre et clients. À terme, tous les acteurs vont bénéficier de nouveaux revenus.

Syrtals investit depuis sa création dans les nouvelles technologies et se positionne au cœur de ce mouvement. Les gagnants de cette révolution seront les entreprises capables non seulement d’intégrer cette technologie et d’accéder aux nouvelles sources de données, mais surtout de créer des partenariats en mode groupé. Les acteurs historiques ont donc tout intérêt à collaborer entre eux et au sein de ce nouvel écosystème.

C’est tout l’enjeu de l’open banking. La banque de demain ne se contentera pas d’aider un client uniquement lorsqu’il a besoin d’un service mais se positionnera en amont et en aval de ce besoin. Tous les acteurs, petits, gros, nouveaux ou historiques peuvent se saisir de ces nouvelles opportunités.

   Rubrique Syrtals Cards

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Angelo CACI

DG Syrtals-Cards

La guerre des e-wallets et du paiement mobile ne fait que commencer !

L’univers des paiements connaît un bouleversement sans précédent. Avec l’omniprésence des téléphones portables et la montée en puissance des wallets électroniques, de nouvelles formes de paiement apparaissent.

Pourtant, dans de nombreux pays européens dont la France, pendant près d’une décennie, l’année 20XX devait être l’Année du Paiement Mobile et ce vœu devait à chaque fois être contredit pas les faits et reporté à l’année suivante.

Aujourd’hui, après quelques déceptions ou longues attentes, l’arrivée du HCE, la consécration de la tokénisation, le lancement des X-Pay, la généralisation du NFC ou du QR Code… ont permis d’ouvrir une période charnière dans les pays développés. Désormais, les conditions y sont enfin réunies, peut-être pas encore pour un raz-de-marée, mais a minima pour un décollage prometteur du paiement mobile.

En matière de succès avéré, certaines contrées (Afrique et Asie) en connaissent depuis longtemps déjà. En Chine, les leaders Wechatpay et Alipay gèrent à eux deux 90 % des flux de transactions de paiement mobile estimés à plus de 10 000 milliards de $/an ! En Afrique où l’on dénombre 400 millions de comptes de mobile money, les opérateurs télécom m-pesa, Orange Money, MTN, Airtel… règnent en maîtres depuis plus de 10 ans et donnent le « La » en matière de services de paiement et services financiers mobiles.

Aujourd’hui, nous ne pouvons qu’observer une multiplicité d’initiatives de tout bord, tant chaque acteur s’estime légitime pour s’octroyer une place dans l’arène des paiements digitaux. Si certains ont fait des percées notables globalement ou dans certaines régions, nombreux sont ceux qui cherchent encore leur voie et doivent convaincre.

Nous allons ainsi assister pour quelques années encore à une cohabitation entre diverses catégories d’acteurs et de wallets, tant les combinatoires sont multiples pour façonner des offres à vocation universelle ou verticale, mono- ou cross-canal, mono ou multifonction, nationale ou internationale, en NFC ou QR Code, basées sur des principes de paiement variés (prépayé/postpayé ; carte ; Iban ; monnaie électronique ; crypto-monnaie…).

À cette diversité va de surcroît s’ajouter une autre cohabitation faite pour durer également, celle avec les autres modes de paiement qui sont loin de disparaître. En atteste le succès de l’usage sans contact de la carte qui est tel (plus de 3 milliards de transactions prévues en France en 2019) qu’il peut inhiber en partie le recours au téléphone dans nombre de contextes.

Même si les dés ne sont pas jetés, les questionnements et les enjeux du marché des wallets digitaux deviennent particulièrement cruciaux. Aussi les choix des gladiateurs en lice, banques en tête, seront de plus en plus prégnants pour demeurer dans la course. Qui alignera et maintiendra les atouts les plus conséquents : marque ; volumes ; présence multi-pays ; récurrence de l’usage ; expérience « inégalée » ; enrichissement régulier des services… ?

L’initiative « Libra » annoncée par Facebook illustre combien l’effervescence du marché des wallets digitaux va continuer et combien chaque acteur va tenter de rattraper son retard ou frapper un grand coup pour distancer ses acolytes. Face à de tels changements, il nous semblait opportun de décrypter ces phénomènes et d’essayer d’y voir plus clair. Nous vous invitons à accéder à notre étude qui se propose, d’une part, de mieux cerner les enjeux, les opportunités, les résistances ou a contrario les accélérateurs au changement, les forces en présence et, d’autre part, d’esquisser ce qui pourrait survenir demain dans l’usage de ces nouvelles formes de paiement.

Angelo CACI, directeur général de Syrtals Cards, vient de publier une étude « Vous avez-dit paiement mobile et wallet ? États des lieux et perspectives en France et à l’étranger » que vous pouvez retrouver en téléchargement sur le site de Syrtals Cards.

   Rubrique Cash management

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Arnaud BRUNETON

Directeur d’activité
Cash management

Offres DSP2 : les banques devront-elles être prêtes en septembre ?

Le 14 septembre prochain, les banques devront mettre en production des API à la disposition des agrégateurs de comptes, des initiateurs de paiement et des prestataires de services émetteurs de supports de paiement travaillant avec leurs clients. Cette exigence est issue des RTS, texte délégué de la deuxième directive sur les services de paiement. La question de l’authentification forte des clients n’est pas l’objet de cet article, mais elle entre bien sûr dans les éléments à intégrer. Ce contexte réglementaire laisse penser que les banques ont de nombreuses contraintes et que les PSP ont beaucoup d’opportunités. Creusons un peu cette situation pour voir si le tableau est si sombre.

L’exigence du 14 septembre contraint les banques à mettre en place des API pour que les PSP accèdent aux données de leurs clients. Si le délai n’est pas respecté, les banques retardataires s’exposent au maintien de l’utilisation de la méthode du web scrapping par les PSP tiers. Les banques ont tout intérêt à avoir développé des API pour les PSP tiers au 14 septembre 2019. Mais cette échéance ne vise que les comptes de paiement ; les PSP tiers continueront certainement d’utiliser le web scrapping pour les comptes d’épargne. Le principal impact envisagé pour les banques est qu’elles ne serviront que de back-office au traitement des opérations de leur client, et perdront la relation avec leurs clients au profit des fintech. C’est un scénario noir à long terme qui, s’il s’avérait vrai, pourrait impacter le modèle économique des banques.

Au titre de l’expression qui considère que l’attaque est la meilleure des défenses, les banques peuvent aussi se positionner comme PSP tiers. Leur statut d’établissement de crédit le leur permet. Elles peuvent donc utiliser les API en « sens inverse », c’est-à-dire en constituant des offres d’agrégateurs de comptes et d’initiateurs de paiement et interroger les autres banques sur les données de leurs clients ou en leur transmettant des demandes de paiement. Plusieurs banques de la place envisagent la construction d’une telle offre, tant pour les particuliers que pour les professionnels ou pour les entreprises. Ce choix stratégique soulève derrière de nombreuses questions sur l’orientation de l’offre en termes d’expérience client. L’utilisation de l’open banking ne peut pas se limiter à un nombre restreint de services en renvoyant les clients sur la banque en ligne pour le reste si les banques souhaitent embarquer le plus grand nombre de leurs clients. Il faut alors penser à une offre globale, éventuellement par segment de clientèle, qui digitalise via l’open banking une gamme de services ciblés. Ces offres peuvent être mises en place par des développements internes, ou grâce à des partenaires, eux-mêmes fintech ou pas. Le fait de construire une nouvelle offre globale complètement orientée expérience client demande de la réflexion, des études de faisabilité, des développements, etc. Le délai du 14 septembre peut alors être un peu court pour proposer l’offre à ses clients.

Le 14 septembre est pour les banques une échéance ciblée sur certains services. L’avènement des API est pour les banques l’occasion d’envisager leur utilisation de manière beaucoup plus large. Les ouvertures de compte, les financements, les rapprochements, les assurances, etc. pourraient s’ajouter aux offres proposées. Finalement, la réponse à la question pourrait être : les banques ont besoin d’être prêtes en septembre afin de respecter le délai réglementaire, mais pour la constitution de leur offre, une mutation interne doit s’opérer et une nouvelle approche des services proposés est nécessaire, et peut prendre plusieurs années. Cela semble cependant incontournable.

   Rubrique Trade finance

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Martine GRAFF

Directrice d'activité Trade Finance et BPO

Open banking & blockchain, de nouvelles voies pour le trade finance

Ces dernières années, de nombreux Proof of concept de blockchain ont émergé, utilisant la technologie du registre distribué (DLT).

Le nombre de plateformes s’est multiplié devant offrir de nombreux avantages au trade finance, notamment en termes de sécurité, un domaine cher aux institutions financière, et d’exécution des opérations du métier du Trade.

Trois types de plateformes sortent du lot de par leurs architectures différentes : Ethereum-like (Parity ou Quorum), Hyperledger Fabric et Corda.

Des consortiums régionaux et internationaux ont lancé sur ces trois types des plateformes DLT pour simplifier et accélérer les mécanismes de trade finance ; mais leur adoption limitée est due à l’écosystème actuel du commerce international qui reste encore fortement fragmenté.

En utilisant l’open banking basé sur l’interopérabilité des API*, les institutions financières peuvent collecter les données nécessaires et offrir aux entreprises une représentation plus précise du fonds de roulement de tous les utilisateurs connectés sur une plateforme blockchain.

La technologie DLT, réseau sans autorité centrale, supprime le risque de double exposition de la banque à une entreprise qui utiliserait plusieurs produits de financement de factures pour un même marché.

La nécessité d’améliorer la liquidité lorsque l’acheteur souhaite disposer du délai le plus long pour payer une facture (90 jours) et du vendeur sollicitant le délai le plus court (30 jours ou moins) devient critique. Les nouvelles technologies peuvent améliorer la situation, et les plateformes DLT contribuent à répondre à un besoin de collaboration interentreprises, ce qui est attendu avec l’arrivée de « consortiums bancaires » DLT tels que Marco Polo, Voltron, Komgo, we.trade, eTradeConnect.

Le trade finance est un domaine complexe, avec de nombreux acteurs évoluant distinctement et souvent avec de multiples contreparties.

Pour obtenir des avancées, la meilleure approche sera de rendre ces plateformes interopérables avec la possibilité d’héberger des applications « décentralisées », facilement accessibles et utilisées par tous. C’est un aspect clé de la croissance de la technologie de registre distribué (DLT).

 

* Une API est une interface informatique programmée permettant à un logiciel d’offrir des services à d’autres logiciels

   Dossier – Interview de Remi Lorenzelli

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Rémi LORENZELLI

Directeur Stratégie et Partenariats Groupe chez Groupama
Dans cette interview, Rémi Lorenzelli, Directeur Stratégie et Partenariats Groupe chez Groupama, nous livre sa vision du marché, les innovations et les dernières évolutions en cours.

1 – Quelle est votre vision du marché ?

Dans un marché où les GAFA ont posé de nouveaux standards de relation client (immédiateté, simplicité, personnalisation) et où les nouveaux entrants ont une agilité naturelle en ce domaine, les métiers de l’assurance se retrouvent en position de faiblesse du fait de contacts avec les clients structurellement peu nombreux et assez éloignés de ce que l’on qualifie aujourd’hui de « moments d’enchantement ».

Nous assistons par ailleurs à une évolution sans précédent des usages (économie du partage, objets connectés) et des risques (omniprésence du numérique) mais avec des incertitudes fortes sur les horizons de prise d’effet réel.

Pour éclairer mon propos prenons simplement l’exemple de la voiture autonome. Les projections sont claires sur l’attrition du parc roulant du fait des restrictions dans les grands pôles urbains, du développement de l’auto-partage et plus généralement des nouvelles mobilités et de la prise de conscience progressive des problématiques environnementales. C’est un premier facteur de pression sur ce que l’on appelle « la masse assurable ». Il est assez prévisible et se mesure déjà. En revanche l’avènement d’un trafic routier auto-régulé par des voitures autonomes et communicantes entre elles l’est beaucoup moins alors que l’impact sur l’accidentologie serait majeur, ce qui est en soi est évidemment une excellente nouvelle mais non sans conséquence sur ce qui fonde notre existence même.

L’apparition de modes de consommation basés sur le partage des biens conduit aussi à une transformation partielle et progressive de nos marchés en les faisant basculer de l’individuel vers le collectif avec un risque d’intermédiation par des acteurs en capacité de fournir un service complet (package assurance, location et entretien).

Le marché se caractérise aussi par l’accentuation de risques existants et l’émergence de nouveaux risques. Citons en premier le lieu les conséquences du dérèglement climatique. Les événements considérés comme exceptionnels hier se multiplient aujourd’hui (tout récemment encore avec le violent épisode de grêle dans la Drôme) ce qui intensifie nos recherches en matière de services d’accompagnement et de prévention. Dans la catégorie des nouveaux risques la première place revient sans conteste à la cybercriminalité avec une demande de plus en plus forte de nos clients en termes là aussi d’assurance bien sûr mais aussi d’accompagnement et de services.

Enfin, il est utile de rappeler que la santé des marchés de l’assurance est étroitement liée à celle de l’économie dans son ensemble. Et aujourd’hui le contexte économique global reste incertain avec une croissance molle et des taux d’intérêts bas voire négatifs.

Au final, notre marché est donc exposé à de multiples pressions. Pour notre part, nous y voyons autant d’opportunités pour compléter notre proposition de valeur et innover encore et toujours ce qui est une marque de fabrique de Groupama depuis longtemps.

2 – Comment ce nouvel écosystème s’organise ? 

Comme je l’esquissais à l’instant, Groupama est un groupe innovant avec des valeurs mutualistes fortes, très attentif à la qualité de la relation client, toujours en recherche d’une palette riche et différenciante de produits et de services commercialisés à travers ses différents réseaux et disposant pour cela de solides actifs industriels (filiales d’assistance, de protection juridique, réseaux de réparateurs pour l’automobile et l’habitation, réseaux de soins en dentaire, optique et audioprothèses, télésurveillance, etc.).

Concernant la relation client, nous avons toujours considéré qu’il ne fallait pas attendre que le client vienne à nous mais qu’il nous revenait d’aller au-devant de lui et de ses préoccupations. Cela passe pour nous par des contacts réguliers, riches de contenus, pertinents sur le moment, pas toujours mercantiles.

Et comme nous cherchons au final à faciliter la vie des clients nous enrichissons continuellement notre offre avec une palette de services toujours plus pertinente, bien packagée et donc simple d’accès pour nos clients.

Nous parlons désormais de mobilité pour nous adapter aux besoins du client dont les moyens de locomotion deviennent multiples : automobile en propre ou en auto-partage, NVEI (Nouveaux Véhicules Electriques Individuels), … De même nous poussons le concept de foyer connecté et sécurisé pour proposer une protection globale de l’habitation et de ses occupants avec la télésurveillance des biens et la téléassistance aux personnes. Il nous paraît important de valoriser ce rôle de l’assureur comme acteur de prévention des risques et créateur de confiance.

L’écosystème santé est crucial pour nous. Groupama est un assureur au cœur des territoires et ses clients sont parmi les plus concernés par la problématique des déserts médicaux. Nous avons très vite inscrit dans notre offre la téléconsultation mais nous voulons aller plus loin et étudions toutes les solutions possibles pour faciliter l’accès à des soins de qualité et favoriser le maintien à domicile dans des conditions économiques viables pour l’ensemble des parties.

Comme il est difficile d’évoquer tous les écosystèmes, je finirai par celui qui constitue les racines de Groupama à savoir l’agricole et qui a vu cette année, à l’occasion du Salon de l’Agriculture, le lancement de GARI, un agrégateur de services innovants et connectés pour simplifier la vie des agriculteurs et veiller sur leur exploitation. Lorsque j’évoquais notre volonté d’aller au-delà des produits d’assurance il n’y a pas de meilleur exemple !

Ce sont tous ces écosystèmes que nous animons avec une culture d’entreprise bien en phase et en interaction avec des partenaires externes de premier plan mais aussi des startups. Cette capacité d’ouverture vers l’extérieur et cette agilité pour nouer des partenariats se gagne par l’accomplissement de chantiers majeurs tant en termes d’organisation que de processus mais aussi et bien sûr autour de notre système d’information, une ressource clé de tout assureur, avec en particulier son APIsation.

3 – Quel est le rythme de l’évolution ?

Nous cherchons à toujours avoir un temps d’avance. Cela implique d’être attentif à tous les signaux faibles du marché et de rester innovant sans céder pour autant aux sirènes et aux effets de mode du tout digital. Comme je l’ai déjà dit, l’innovation est au cœur de l’ADN de Groupama et nous sommes peut-être trop discrets et modestes en la matière. Pour ne parler que de la mobilité par exemple, citons le fait que nous avons été les créateurs du concept de l’accident management avec CapsAuto et à proposer des services de prise en charge / remise du véhicule sur le lieu de domicile ou de bureau du client. Nous avons été aussi les premiers à lancer une formule de « pay as you drive », à innover sur l’inclusion des formules d’assistance en cas de panne, etc.

Par rapport aux purs produits d’assurance, l’innovation dans le monde des services est à la fois plus critique et nécessite une rapidité de mise en marché supérieure. Compte tenu de notre volonté d’accélérer dans le domaine des services nous devons donc veiller à ce que nos process d’innovation suivent.

En conclusion nous devons innover au plus près des clients, au plus près des équipes en contact avec ces derniers (commerciaux, téléconseillers, gestionnaires de sinistres), toujours plus vite, tous azimuts et en étant ouvert sur le monde extérieur.

C’est à la fois une nouvelle exigence et un formidable champ des possibles !

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