NewsLetter Syrtals mars 2020

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Newsletter N° 25 - mars 2020

   Editorial

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Laurent ROUILLAC

PDG Syrtals SI

Le paradoxe temporel de la digitalisation

Dans un marché du Cash Management en pleine digitalisation, la notion de temps est, plus que jamais, au centre de notre expertise.

Le processus de numérisation se définit en deux phases d’évolution distinctes. Le temps court d’abord, caractérisé par des innovations rapides et une technologie bouillonnante. Et le temps long ensuite, celui de l’humain, de l’évolution des habitudes et des usages, avec lequel il faut compter.

Dès lors, comment s’accommoder de ce double mouvement paradoxal ? Comment s’assurer que ces innovations arrivent à point et que le marché est prêt à les recevoir ? Et surtout, quelles garanties avons-nous que leur déploiement sera bénéfique au secteur ? C’est tout l’enjeu de notre démarche et de notre expertise : analyser la maturité du marché et accompagner les entreprises vers des changements d’usages inévitables.

Notre vision de spécialistes nous permet d’anticiper les impacts d’une innovation, et de mesurer si le marché est prêt à l’absorber. Appréhender le virage technologique, accompagner la conduite du changement et créer des alliances porteuses de valeur ajoutée, sont autant de défis auxquels nous répondons quotidiennement.

Une évolution technologique doit passer à travers toutes ces étapes pour espérer devenir pérenne. Il faut être agile et rapide pour ne pas manquer l’instant qui marque la fusion entre l’intensité du temps court et les besoins du temps long.

Ensemble, jouons de ce paradoxe temporel et utilisons la technologie comme vecteur de nouveaux usages.

   Rubrique Paiements et services

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Olivia BERNANOSE

Directrice d’activité Moyens de paiement

Fintechs et Néobanques à la conquête du marché de la Gestion des notes de frais

Le coût manuel d’une facture est estimé autour de 90 euros. Malgré le vent de la digitalisation, force est de constater que la gestion des notes de frais est majoritairement manuelle dans les entreprises. Chronophage, avec un parcours client laborieux pour le collaborateur, elle demeure un poste important de dépenses difficilement maîtrisables. La gestion des notes de frais reste un domaine à conquérir. La clientèle entreprise, résolument mobile, devient exigeante.

Les Fintechs éditeurs de solution et les Néobanques, tels que Qonto, Manager.one, Mooncard, C2A, ou encore Spendesk, l’ont bien compris et ciblent les entreprises. Leur proposition : des services clés en main incluant une gestion en ligne des notes de frais, permettant le contrôle agile des dépenses en continu. Ces services font directement concurrence aux offres bancaires avec un parcours client fluide, assortis d’un pilotage personnalisable en temps réel des transactions. Le service construit par les nouveaux acteurs s’appuie sur une carte prépayée ou une carte reliée à un compte de paiement à contrôle de solde. Le débit est alors immédiat et limité au compte de l’entreprise. Pour se démarquer de la concurrence, leur service inclut des reportings customisables, la sécurisation 3DS ou la carte virtuelle. L’entreprise et le collaborateur sont enrôlés digitalement avec le KYC ad hoc. La capture digitale du justificatif est rapprochée automatiquement avec le paiement réalisé. Ces offres intègrent aussi la possibilité de valider le paiement par l’entreprise avant d’effectuer la transaction, de gérer les plafonds carte et entreprise. Elles permettent aussi de paramétrer et bloquer des fonctions paiements telles que le sans contact, le retrait, la VAD, les pays, d’alerter l’entreprise ou le collaborateur sur le dépassement du plafond par exemple. Ces offres clés en main présentent aussi des limites : pas de débit sur le compte du collaborateur, assurances, assistances et SAV limités, choix du visuel et code confidentiel souvent imposés. Les offres bancaires, quant à elles, couvrent un périmètre plus complet et à valeur ajoutée tel que : débit immédiat ou différé, solidarité entreprise, représentation automatique des impayés, propagation multi-hiérarchique, cash dépannage, programmes de fidélité, 3 fois sans frais, refabrication de la carte et réédition du code en urgence.

Quel business modèle pour capter ce marché ? Il repose sur une combinaison de variables telles que la cotisation carte, la commission de paiement et l’abonnement à des services à valeur ajoutée comme la validation du workflow, le paramétrage ou le blocage à la volée des plafonds des fonctions carte, le choix du visuel ou du code confidentiel…

L’arrivée d’acteurs exogènes au sein d’un domaine a toujours des conséquences sur les acteurs endogènes. Cela vaut également pour l’écosystème des paiements. Le risque pour les acteurs traditionnels est d’être cannibalisés ou anéantis par les nouveaux entrants. Un moyen de perdurer c’est d’innover en s’adaptant aux besoins de la clientèle, en sortant des schémas classiques, et en recherchant si nécessaire les alliances constructives. La résilience de ces nouvelles offres se mesurera aussi à leur capacité de coopération et d’interdépendance des solutions. N’oublions pas que la préoccupation majeure de neuf directeurs financiers sur dix demeure la trésorerie, selon une étude récente. Les entreprises sont en attente d’une offre complète et interopérable avec leurs ERP, ayant pour finalité première d’optimiser la gestion de leur trésorerie et de réduire la fraude. Aujourd’hui, si les offres se basent sur une carte Business ou Corporate, demain, elles devront évoluer et intégrer des services connexes incontournables comme les facilités de paiement, l’archivage probant et un hébergement sécuritaire des données. La carte ne sera sans doute plus la seule solution. Le paiement instantané combiné à l’initiation de paiement, couplé à des informations en temps réel sur l’accompagnement du client dans son parcours sont des pistes pour répondre à ce défi.

   Rubrique Cash management

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Arnaud BRUNETON

Directeur d’activité
Cash management

SWIFT GPI : une offre à forte valeur ajoutée qui va se construire progressivement

Dans la dernière newsletter de Syrtals, un article présentait l’offre GPI (Global Payment Innovation) de SWIFT. À ce jour, plusieurs centaines de banques dans le monde l’ont mis en place, mais quelques milliers d’autres doivent encore le faire. Compte tenu des délais fixés par SWIFT, une analyse méthodique des outils et moteurs à mettre en place s’impose.

L’utilisation de SWIFT GPI a doublé entre 2018 et 2019 et devient d’ailleurs un standard puisque, progressivement, certaines de ses caractéristiques sont intégrées dans les releases annuelles de SWIFT. Par cette offre, SWIFT améliore le parcours client par la vitesse de traitement des opérations, leur traçabilité, la transparence des frais et la transmission de bout en bout du motif de paiement et d’une référence unique.

SWIFT avait demandé en 2018 aux banques d’intégrer un identifiant unique pour les demandes de transfert MT101 (UETR : Unique End-to-end Transaction Reference, soit la référence de transaction unique de bout en bout). En 2019, l’utilisation du Basic Tracker, qui met à la disposition des banques les premières fonctionnalités de traçabilité des transactions, a été proposée. Cette année, SWIFT exige des banques qu’elles confirment le sort des transferts MT103 reçus, dans un délai de 2 jours ouvrés à partir de la réception du virement. Il est même fortement recommandé de le faire au fil de l’eau, voire en temps réel. La confirmation, appelée « Universal Confirmation », est tout d’abord obligatoire (il est question de la Mandatory Universal Confirmation) et aussi très structurante pour les banques. Dans la confirmation, les banques peuvent indiquer le crédit sur le compte du bénéficiaire, le rejet du virement (avec des codes rejets correspondant chacun à une cause explicite), ou préciser que le virement est en cours de traitement (par un correspondant bancaire par exemple).

Heureusement pour les banques n’ayant pas encore mis en place GPI, il n’est pas nécessaire de revoir toute la chaîne des encaissements afin de générer automatiquement la confirmation des virements reçus. En effet, si les volumes traités par la banque le permettent, il est possible de confirmer les virements reçus manuellement dans le Basic Tracker GUI (Graphical User Interface). Cela est alors entièrement déconnecté du système d’information de la banque. En cas de volumes plus importants, la confirmation peut avoir lieu en mode batch par l’envoi d’un fichier de confirmations au format CSV. Là encore, les développements restent raisonnables. La génération de messages MT199 est le niveau d’automatisation suivant en termes de complexité. Viennent ensuite l’utilisation d’envoi de fichiers au format XML ou encore l’utilisation d’API, qui est le canal le plus complexe à mettre en œuvre. Ces différents modes d’envoi des confirmations permettent la conformité de la banque aux attentes de SWIFT. Chaque banque peut donc choisir le canal qui convient à ses volumes et à ses capacités d’investissement et de réalisation. Les banques peuvent aussi programmer l’utilisation de canaux de plus en plus complexes pour se donner le temps de mettre en place les solutions adéquates.

Les banques peuvent ensuite devenir GPI members, ce qui les fait passer du Basic Tracket au Full SWIFT GPI Tracker, qui comporte davantage de services pour les banques, notamment sur la richesse des données auxquelles elles ont accès.

Un autre volet de la mise en place de GPI est la construction de services à valeur ajoutée pour les clients des banques. Une fois GPI members, les banques ont intérêt à construire une offre de consultation du statut des transactions émises directement dans le Tracker, ou au moins sur la banque en ligne. Mais ce volet va au-delà des exigences de SWIFT.

Les banques sont donc en mesure d’être conformes à GPI en mettant en place un outil de confirmation adapté à leur contexte. Cependant, il est indispensable de prioriser le délai de confirmation des virements reçus. En effet, SWIFT va évaluer le temps moyen de confirmation par banque, qui sera ensuite connu de tout le monde. Ce délai contribuera alors à la bonne image de la banque sur la place, ou pas.

Où en est-on sur le XML et la migration SWIFT ?

Afin d’accompagner la migration à l’ISO 20022 et d’assurer une démarche globale entre les différents acteurs, le Payment Market Practice Group (PMPG) a publié récemment les bonnes pratiques à respecter par le secteur bancaire.

Vous y trouverez pour les messages de paiement SWIFT FIN :

  1. Des explications au regard de la correspondance entre les messages MT et leurs équivalents au format ISO20022.
  2. Les bonnes pratiques dans la prise en compte des écarts entre le format actuel et le format ISO 20022, et réciproquement si une entreprise souhaite conserver le format actuel de messages MT, avec la mise en évidence du risque de troncature dans certains cas.
  3. La mise en exergue de la responsabilité des différents acteurs du monde des paiements et la définition de bonnes pratiques à adopter pour respecter la complétude des données tout au long de la chaîne de traitement des paiements.
  4. Les impacts pour chaque partie prenante.
  5. Des préconisations sur ce que le monde des paiements doit prendre en compte avant et pendant la phase de coexistence des formats MT et MX.

Pour en savoir plus cliquer ici

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Philippe LEGENDRE

Directeur d'activité Echanges clients et reporting

Pourquoi investir dans la modernisation des processus de contractualisation et d’implémentation des contrats de Cash Management ?

Transformer les processus est la clé de l’innovation et de l’adaptation des outils informatiques au rythme du business en respectant les spécificités de l’organisation pour se démarquer de la concurrence. Le but est d’offrir un parcours client fluide, simple, plus personnalisé et indépendant du canal. Améliorer les processus client devient la priorité pour attirer des prospects et fidéliser la clientèle.

Pour moderniser la contractualisation des contrats de Cash Management, il est important de bien connaître les offres et les services (avec les options par défaut, les options défensives), de prendre en compte rapidement les nouvelles offres et les nouveaux contrats, d’offrir une vision complète de l’équipement d’un client en interne et en externe, de disposer d’une implémentation optimisée, de piloter de bout en bout le processus, de réduire les délais et améliorer la qualité.

Un processus métier manipule des données et des documents. La modélisation des processus back office tout comme l’expérience Client permettent d’identifier les différents points de contact. Une gestion documentaire optimisée et digitalisée améliore la collaboration entre les acteurs et offre une vision complète et partagée.

L’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée permet, quant à elle, de mobiliser les compétences pour contribuer à la croissance de l’entreprise.

Le Cash Management est une véritable ligne métier intégrée à la stratégie globale de la banque. La contractualisation et la mise en place du contrat de Cash Management sont marquées par des innovations dont les bénéfices sont partagés entre les deux parties (l’entreprise et la banque). Ils permettent de professionnaliser le processus, de satisfaire le client, d’être plus rapide et efficace, de rationaliser les coûts d’implémentation et d’améliorer la qualité.

L’e-BAM, une initiative de l’interbancaire, contribue à l’effort de standardisation, de dématérialisation et de centralisation de la gestion des comptes et des pouvoirs bancaires (administration des comptes et des règles de signature électronique). Il est en cours de mise en place. La solution s’appuie sur des messages SWIFT. Elle couvre une partie du périmètre et est encore relativement peu déployée.

   Rubrique Trade finance

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Martine GRAFF

Directrice d'activité

L’intelligence artificielle au service de la confiance et du financement à l’international 

Le financement du commerce international se prépare à de nombreuses innovations technologiques. La technologie blockchain s’est largement développée et l’intelligence artificielle (IA) se répand rapidement dans le secteur de la Finance, et notamment les banques pour moderniser la prise de décision liée au risque de crédit, et pour permettre aux trésoriers de convertir leurs créances en cash via les plateformes de match-making.

L’intelligence artificielle ne peut se passer de la blockchain ; elle transforme le financement du commerce international et la supply chain financière en un foyer d’innovation, attirant des investissements soutenus dans les écosystèmes commerciaux numériques.

L’intégration de l’IA et de la blockchain doit être comprise comme un enjeu : obtenir un avantage concurrentiel pour les banques.

En effet, une plus grande interaction entre l’IA et la blockchain apporte de nombreux avantages. Sur le plan de la sécurité, cela permet d’identifier des transactions suspectes, un des défis majeurs des banques. Certaines utilisent déjà des services automatiques, qui peuvent les identifier instantanément. Cela offre la possibilité de personnaliser davantage le service client. Le transfert d’informations et de données devenant plus rapide, il permettra aux clients une interaction plus rapide avec les Institutions financières. Pour le support client, l’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels deviendra une constante. Ce sont des programmes qui peuvent simuler des conversations humaines, fonctionnant à tous égards comme les experts qui répondent aux FAQ des internautes qui se connectent à un site. Il en va de même pour le développement d’algorithmes capables de répondre aux besoins réels du client. Enfin, concernant le financement/prêt, la libération des fonds sera plus rapide grâce à l’analyse du nom d’utilisateur et du mot de passe de connexion des clients enregistrés sur la plateforme blockchain.

L’association entre l’IA et la blockchain procurerait également des changements intéressants pour l’industrie. La fabrication intelligente sera certainement l’innovation la plus importante, étant donné que le système de production se concentrera sur la surveillance des processus physiques de l’entreprise par les systèmes informatiques et que les processus décisionnels seront à terme décentralisés.

Nous bénéficierons de plus de transparence de l’information ; il appartiendra aux systèmes de collecter des données, de stocker des informations en les contextualisant et de créer une copie virtuelle des données physiques. Machines et plateformes auront un plus grand niveau d’interaction et les systèmes informatiques basés sur l’intelligence artificielle aideront les utilisateurs à prendre de meilleures décisions.

Il est extrêmement important de définir le rôle de la blockchain, des technologies modernes basées sur l’IA et de leur utilisation en particulier pour les institutions financières, les banques, afin d’en faire bénéficier l’ensemble des entreprises.

Si vous souhaitez approfondir cette thématique, Syrtals se tient à votre disposition pour organiser une présentation sur L’intelligence artificielle au service de la confiance et du financement à l’international, réalisée en collaboration avec l’International Trade and Forfaiting Association (ITFA).

Contact :  Thierry DINARD au 01 46 48 91 53 ou tdinard@syrtals.com

   Rubrique Syrtals4Value

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Steve BOUSABATA

DG Syrtals4Value
Digitalisation – Dématérialisation des factures : où en êtes-vous ?

 

À première vue, la facture électronique pour les factures clients, à savoir sortantes, est adoptée largement. La situation semble en revanche un peu plus complexe pour les factures entrantes compte tenu des challenges autour de la mise en place d’un système pour les accepter et les traiter. Cela est généralement dû à leurs multiples formats d’arrivée : papier, EDI, via un portail ou en PDF par mail, le multicanal ne facilitant pas les choses.

Mais soyez sereins, la gestion électronique des factures (en envoi comme en réception) est tout à fait possible, et ce aussi bien techniquement que légalement à condition de prendre le sujet dans sa globalité.

D’abord, sur la facture électronique, comme sur la dématérialisation en général, l’État a été moteur et a évidemment entraîné dans son sillage les entreprises en adaptant la législation en conséquence.

La facture dématérialisée ou facture électronique est un outil de simplification des rapports entre clients et fournisseurs. Dans le cadre des marchés publics, son usage est obligatoire pour les grandes entreprises, les PME, mais aussi les TPE depuis le 1er janvier 2020.

L’idée est que le secteur public serve de locomotive au reste de l’économie. Malgré cette dynamique lancée par l’État, le chemin à parcourir reste encore important.

Le constat est simple : à peine 20 % des échanges de factures sont dématérialisés, notamment parce que les sociétés ne sont pas certaines d’être conformes en cas de contrôle fiscal ou bien parce que leurs clients n’ont pas mis en place les processus nécessaires à cette dématérialisation.

La dématérialisation des factures est un objectif fixé par l’Union européenne (UE) dans le cadre de la stratégie européenne pour le numérique. Une directive juridique (2010/45/EU) a été adoptée pour harmoniser les procédures d’envoi et de contrôle de ce type de documents au sein de l’UE (cf. encadré sur l’article 22). Charge aux États membres de l’appliquer et de faire appliquer cette dématérialisation des documents. La GED, ou la gestion électronique de documents, est ainsi devenue la norme.

D’importants challenges et enjeux de la digitalisation/dématérialisation des factures restent encore à relever.

Au-delà d’un certain nombre de règles à respecter, la facturation électronique doit garantir l’identité de l’émetteur, l’intégrité de la facture, la lisibilité du document et l’affichage des mentions légales obligatoires.

Les entreprises doivent de plus disposer d’un espace de stockage conforme à la loi, comme un coffre-fort électronique, et utiliser une signature électronique ou le format EDI pour certifier l’authentification de l’émetteur.

À noter, la durée légale de conservation des factures est toujours de six ans pour le droit fiscal, dix ans pour le droit commercial.

Accélérer et systématiser la digitalisation des factures aussi bien entrantes que sortantes apportent des avantages et gains indéniables aux entreprises. Elle permet de gagner en productivité avec la diminution des délais de traitement et de transmission par facture. La réduction de la charge associée au traitement et au suivi des factures bénéficie à la trésorerie. Elle apporte plus de transparence et de sécurité grâce à la fonctionnalité d’archivage et au suivi normé de la facture. Enfin, elle contribue à la protection de l’environnement avec diminution de l’empreinte carbone.

Facture électronique : trois moyens de garantir son authenticité

L’article 22 de la directive 2010/45/UE précise que trois procédés sont acceptés pour en finir progressivement avec la facture papier :

  • L’EDI. En présence d’importants volumes commerciaux entre deux entreprises, celles-ci peuvent avoir recours au système d’échange de données informatisées (EDI) qui produit directement et conserve une liste récapitulative séquentielle de toutes les factures, ainsi qu’un fichier des partenaires avec lesquels sont échangées les factures dématérialisées. Ce qui permet de garantir l’authenticité de l’origine et l’intégrité des données.
  • La signature électronique avancée. Celle-ci garantit l’authenticité et l’intégrité du contenu en identifiant de manière unique l’expéditeur de la facture et en créant un sceau inaltérable sur le contenu de la facture. Ce qui permet de détecter toute modification apportée au document après sa signature.
  • Une piste d’audit fiable. Ce qui consiste à mettre en place des contrôles internes « documentés » et « permanents » spécifiques à la gestion des factures. L’organisation doit ainsi être en mesure de reconstituer la chronologie de l’ensemble du processus et des contrôles associés depuis l’origine de la facture jusqu’à sa conservation.

En respectant tous ces paramètres, elles bénéficient de la même valeur probante que les factures papier.

   Dossier – Interview de Jean-Marie CULPIN

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Jean GUILLAUME

Président de S-Money, l’établissement de monnaie électronique de Natixis Payments
  1. Pourquoi Natixis, au travers de son offre Xpollens, se lance dans le « Banking As A Service » ?

Il se passe dans le domaine de l’émission de moyens de paiement la même chose que ce qui s’est passé dans le domaine de l’acquisition : ce marché n’est plus réservé aux banques. Porté par le contexte réglementaire, dont la DSP2, et la transformation technologique, le métier s’automatise avec des acteurs spécialisés qui offrent en « Software As A Service » et/ou, selon les cas, en Business Process Outsourcing, une solution clés en main qui permet à tout nouvel acteur, avec ou sans agrément, de lancer un compte et des moyens de paiement associés, que ce soit du SEPA ou des cartes physiques ou virtuelles.

Nous ciblons l’état de l’art de l’expérience client digitale : notification des opérations en temps réel pour l’utilisateur final, selfcare digital (géoblocking de la carte, changement de ses plafonds, choix de son code pin, possibilité d’émettre des cartes virtuelles éphémères…).

Aujourd’hui, de nombreux « use cases » émergent.

Le premier, le plus visible, c’est celui des Fintechs qui veulent se développer rapidement mais ne souhaitent pas investir dans un agrément et une infrastructure bancaire. Avec Xpollens, nous leur fournissons la tenue de compte, les services de paiement et du « Licence As A Service » en mettant notre agrément à leur disposition en tant qu’agent.

Mais le spectre des possibles s’élargit de plus en plus.

Nous pouvons proposer des solutions à des retailers qui cherchent à enrichir la relation client avec une offre de paiement, sans pour autant investir dans l’infrastructure qui l’accompagne.

Les banques qui souhaitent lancer des offres digitales ou mobile pourraient aussi s’intéresser à nous : nous leur offrons un time to market rapide et des impacts limités sur leur système d’information.

Les possibilités sont vastes : marketplaces et plateformes, gig economy, secteur du delivery, transformation digitale des secteurs du titre cadeau et du titre restaurant…

 

  1. De quelle manière allez-vous vous différencier sur ce marché vis-à-vis des acteurs du « Banking As A Service » ?

 De façon globale, la première clé est la performance de notre technologie et de nos processus. Nous proposons une API évolutive, un back office complètement industrialisé et robotisé au maximum. Cette plateforme doit servir l’ensemble des use cases de nos clients de façon nativement européenne et modulaire pour assurer notre compétitivité, notamment sur les prix, et notre capacité à accompagner nos clients de façon réactive sur un besoins bien précis.

Nous avons aussi la chance de pouvoir proposer le meilleur de deux mondes : la force de frappe et la solidité industrielle de Natixis Payments, qui assure le processing de nos opérations, et l’agilité de S-money, qui développe la couche SaaS du service.

Bien entendu, nous voulons aussi nous différencier en étant pionnier sur l’offre. Nous investissons beaucoup en ce moment sur de futures solutions de KYC digitales fluides en termes d’expérience client tout en offrant un niveau de sécurité maximal.

 

  1. Quel est le rôle de S-money au sein de Natixis Payments ?

Nous travaillons de façon totalement intégrée à Natixis Payments. D’un point de vue technologique, S-money est la plateforme de tenue compte de Natixis Payments et c’est à ce titre que nous devenons le véhicule de l’offre Xpollens.

Les synergies entre S-money et les autres Fintechs et entreprises du pôle sont nombreuses et essentielles : nous utilisons la plateforme de processing de Natixis et la solution d’acquiring de Dalenys. D’autres sociétés sœurs peuvent être amenées à devenir clientes de Xpollens.

 

         4. Un mot sur votre collaboration avec Syrtals 

Il y a peu d’acteurs capables d’accompagner leurs clients sur l’ensemble de la chaîne de valeur des paiements. Sur un projet comme le nôtre, nous devons agir vite, prendre des risques et raccourcir le délai entre l’idée et la mise en marché. Nous avons donc besoin de nous faire accompagner de manière flexible par des expertises externes qui viennent nous renforcer. Le cabinet Syrtals offre une vision panoptique du secteur des paiements.

Syrtals est en première ligne pour détecter des nouvelles tendances, apprécier ce qui se fait sur le marché ou encore nous comparer à d’autres acteurs.

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